Licata- Lampedusa – Malte

Licata

Avant de partir vers Lampedusa, entretien prévu :

– changement de plexiglas, de joints sur hublots
– carénage et réparation de la jupe.

J’en profite pour visiter Licata un peu plus longuement : château, cimetière et rencontres imprévues.

Au de bout de 2 semaines, Atypik est fin prêt et Jean Baptiste arrive.

Lampedusa

La météo prévoit du vent mais pour Lampedusa, nous devrions être travers. Finalement, pas tout à fait. Nous passons la navigation au près et trempés. Arrivés à Lampedusa vers 5 heures du matin, nous nous couchons, vannés.

Responsable du port cordiale et visite de la ville.

 

                 Le  lendemain, départ pour Cala Pisana : plus jolie sur le guide nautique qu’en réalité.

Gozo :

Départ pour  MGarr Ix Xini sur Gozo. Pas de vent et 21 h de moteur. Le frigo est froid et les batteries rechargées.
Arrivés en début d’après midi, mouillage sur ancre et bout à terre. Visite de la ville.

Malte :

Direction Malte : vent et cap direct. Mouillage sur bouée à Marsalookk.
Nous sommes dimanche : marché local typique et pour touristes.

Et puis, direction La valette. Le pilote nous lâche. Tant pis.
Nous allons au mouillage à Rinella et débarquons à la recherche d’un shipchandler. Nous le trouvons mais il ne pourra rien faire pour nous compte tenu de nos délais trop courts.

Visite de la ville et repos car nous restons une nuit supplémentaire compte tenu de l’avis de grand frais annoncé.

Le mercredi, après l’avis de grand frais, nous partons pour Saint Paul’s bay puis Licata.
Brume en arrivant près de Licata. Arrivée à 4 heures après une navigation au près bon plein. Atypik est bien.

La Sicile

La Sicile

Arrivée en Sicile en début d’après midi à San Agata di Militello. Marina déserte : cela surprend. Nous y restons 2 nuits afin d’éviter un coup de vent.

Le jeudi matin, tout est prêt pour le départ ………….sauf le moteur : impossible de démarrer, la batterie est HS. Finalement, après intervention d’un électricien, Atypik part le samedi tôt  pour Cefalu, au mouillage. Réveil au matin sous orages, tonnerre et rafales de 28 noeuds. Je décide de me protéger au port, Lune est ravie et rend visite aux voiliers à quai. Visite de la ville.

Puis mouillages jusqu’ San Vito Lo Capo, port au nord ouest de la Sicile. L’accueil des ormegiatorri  y très chaleureux.  Atypik reste 2 nuits.

Mouillage à Levanzo et arrivée ventée au port de Mazara Del Vallo. Accueil à nouveau chaleureux et Lune est la mascotte du ponton.

Et puis, départ pour Schiacca. Le vent est contraire ainsi que les vagues. Journée un peu difficile. Atypik arrive à Schiacca de nuit. Je suis seule et personne pour prendre mes amarres. Finalement, après plusieurs tours d’honneurs dans le port, je distingue la silhouette d’un homme sur l’unique voilier habité. Il m’aide à accoster et m’offre un verre de vin rouge…Sympa.

Le lendemain, visite du parc archéologique de Selinunte : impressionnant.

Départ pour Empedocle sous la pluie et arrivée ensoleillée puis direction pour Licata, destination finale. Force 6 : au portant. Atypik avance à 6-7 noeuds et Lune dort dans le carré.

L’arrivée à Licata est ventée. Heureusement, aide du personnel de la capitainerie et de futurs voisins d’hivernage. A peine, arrivée, Lune est sur le bateau voisin.

De nombreux voiliers hivernent : rencontres, échanges des bonnes adresses, entraides, vernissage…. ponton sympathique.

De Corse en Italie

Corse – Italie

Au départ d’Ajaccio, une grande nouveauté pour moi : la navigation avec 2 garçons de 6 et 8 ans.
Une découverte également pour eux.

1ere semaine ventée : Atypik un peu gîté, sortie des parkas, début de mal de mer, mouillages rouleurs et gâteau au citron à Girolata pour laisser passer un coup de vent.

Et puis visite de Calvi et remontée tranquille jusqu’à Bastia où les mouillages sont calmes et les baignades nombreuses et …………………attendues. Rencontre avec un poulpe.

A Bastia, débarquement de cette petite famille et rencontre avec une romaine Elisabetha qui découvre la Corse sur son voilier.
Rencontre également avec Olivier et Gérard, voileux basés à Bastia.

Départ de Bastia, seule, vers les iles toscanes : d’abord Elbe, puis Giglio (attention aux cailloux) et Gianutri. Mouillages bondés mais côtes jolies.

Et puis navigation le long de la côte italienne : mouillage à Marinella et direction Porto turistico di Roma pour éviter un coup de vent. Rencontre avec Pierrick, un couple de français vivant depuis plusieurs année sur leur voilier.
Visite de Rome.

Ensuite quelques mouillages avant de retrouver Annie et Pierrick à Gaeta, à la base nautica Flovio Gioia (accueil chaleureux).

Après un coup de vent, Atypik continue à longer la côte italienne en privilégiant les mouillages jusqu’au port de Pozzuolli où un équipier me rejoint.

 

 

De Mallorque en Corse.

Mallorque – Minorque – Sardaigne – Corse

Départ de Pollença (Mallorque) pour Minorque : peu de vent et finalement moteur pour arrivée avant la nuit dans la cala de Degollador. Peu de monde et il y a de la place dans le mouillage.

A Minorque : mouillage dans la baie d’Algayerens puis à Fornells. Baignade et visite au programme.

De Fornells, nous partons pour la Sardaigne malgré le vent contraire. Nous atteignons Alghero 51 heures après notre départ de Minorque. L’arrivée est ventée et un grain nous surprend en baie d’Alghero.
Nettoyage de Atypik , courses et visite de la vieille ville pour repartir vers la cala de Porto Conte : un mouillage protégé dans une réserve naturelle.

Ensuite, nous longeons la côte W de la Sardaigne : mouillages sur l’ile de mal di ventri, au Capo San Marco et arrivons à Caloforte sur l’ile di San Pietro au sud de la Sardaigne. la manœuvre  au port est ventée et j’abîme la jupe arrière de  Atypik.
Quelques jours d’arrêts à Caloforte permet un réparation provisoire sur les conseils de Régis et Roger, d’attendre la fin du mistral et de visiter à pied et en vélo.

Départ pour remonter : mouillage à Bugerru puis sous les ruines de Tharroset arrivée à Torregrande (le bout du monde).
A Torregrande, nouveau coup de mistral. Nous restons coincés 3 jours : au programme, visite, vélo, baignade et course.
Ensuite, c’est un peu la course jusqu’à Bonifacio pour rattraper le retard. Et, nous arrivons à temps à Bonifacio (juste avant un avis de grand frais) pour voir mon frère et son amie et Maman me fait la surprise d’être présente. Nous passons la journée ensemble en famille. ….superbe journée.

Ajaccio est atteint tranquillement avec de courtes navigations et de longues baignades à Rocapina, à Cala d’Orzu et à la pointe de la Parata.

 

 

 

Mallorque

Seule, enfin avec Lune, j’en profite pour naviguer de mouillage en mouillage, plus tranquilles et normalement moins chauds qu’au port.

Tour de l’ille de  Mallorque  :
Cala d’Egos

Santa Ponsa : pour laisser un coup de vent et la pluie passés.
Puerto Soller pour visiter et faire de l’entretien.
Pollença : mouillage tranquille et rencontre avec Régis : un bordelais amoureux de son voilier et de Pollença.
Puerto Cristo : mouillage pour la nuit puis port pour l’avitaillement. Déjà du monde
Cala Campos : Mouillage. La foule arrive : rencontre avec une libellule.
Portals Vels : mouillage magnifique mais trop de monde, de bruits : musique à fond et des scooters des mers …..Je pars.
San Telmo : Mouillage spacieux et courses de paddles et de canoés.Lune observe :


Retour à Andratx dans l’attente de 2 équipiers.

De Santa Pola à Mallorque

San Antoni de Portmani – Cala de Portinax  – Andraitx

Arrivée de Jean Louis et Paul lundi dans la matinée. Déjeuner d’une salade puis expresso et courses. Diner sur Atypik  avec les personnalités qui se dévoilent.

Le lendemain, départ pour San Antoni de Portmani (Ibiza). Moteur car le vent n’est pas de la partie puis Grad Voile et Génois au près pour toute la fin du parcours. En été, obligation de mouiller dans la partie W de la baie sinon risque d’amende.

Jeudi, destination Cala Portinax, au nord d’Ibiza. Vent NE force 3, au près. Arrivée à Portinax en début de soirée ce qui laisse le temps d’une baignade.

Dernière nav’ pour arriver sur Mallorque. Bien sûr moteur au départ puis le vent se lève : Atypik toujours au près. Nous arrivons au port d’Andratx vers 20h. Jean Louis et Paul débarquent le lendemain.

Seule, enfin avec Lune, j’en profite pour naviguer de mouillage en mouillage, autour de Mallorque.

Impressions de Orlane pour cette 1ere expérience de navigation de Melilla à Cartagena

« Une semaine dans un nouvel univers : la navigation sur un voilier.

Un périple au départ du continent africain, Melilla, enclave espagnole de l’autre côté de la méditerranée, un dépaysement, un autre monde, des odeurs, des langages, des coutumes, et quelques loups de mer belges en hivernage.

Commençons pour s’immerger, par la traversée vers le continent européen vers San José (petit port touristique, agréable) météo que nous dis-tu ? : peu de vent, mer calme donc traversée au moteur en partie. Je barre et garde le cap à 30°, œil rivé sur la boussole. Les 26 heures de traversée s’écoulent lentement, sereinement, la nuit est éclairée et étoilée. Que ce soit à la poupe ou à la proue, à tribord ou à bâbord la personne de quart doit être à l’affût vérifier si un bateau arrive sur nous, si nous devons l’éviter ou s’il passera sans manœuvre de notre part.

Seule à la barre, protégée du froid, attentive, le calme se répand dans tout mon corps, une certaine sérénité. Attention 1h30 d’observation et 1h15 de sommeil, ce roulement devient de plus en plus difficile, le sommeil voudrait plus de place, mais je lutte pour voir le lever du soleil après avoir profiter de son coucher. Mise en place des pare-bat (avec le nœud du cabestan + 1/2 clé), préparation des aussières pour les lancer lors de l’amarrage du bateau.

Lune est contente elle peux de nouveau poser les pattes sur le quai, Lune ! Regarde ! le taquet d’amarrage il a bien son bout en garde (le bateau ne pourra ni avancer ni reculer) mais aussi le bout en pointe (le bateau ne pourra pas s’écarter du quai).

Hissons la Grand’ Voile drisse en mains, bordons ou choquons le Génois avec les écoutes vertes et rouges. Malgré ma vigilance le Génois faseille il a trop lofé, et la voile n’est plus bien positionnée… Carole ! Au secours !

Quelques dauphins « Globicéphales noirs » nous accompagnent quelques instants, mais pas d’arrêts pour les observer le vent nous conduit 4 Beaufort barrer devient plus complexe et plus physique, ouille ! Quelques douleurs aux épaules.

Le calme du port de Mazarron nous réconforte deux nuits dans ce lieu ressemblant à une île tropicale (des palmiers, une eau turquoise…), nous profitons des quelques spécialités culinaires espagnoles (un mélange de tapas, un vin rosé pétillant…) et de la protection du port car dehors le vent se montre plus violent.

En route vers Cartagene, dernière navigation avant mon retour vers la France, le moteur est sollicité, les sensations de déplacement du bateau sont différentes qu’en navigation à voile. Mais où en sommes nous vraiment ? Quelques relevés de positions s’imposent sur les immenses cartes maritimes très détaillées. Quelle profondeur ? Y’a t-il des risques de rencontres de rochers en affleurement de la surface ? L’activité de navigation est riche en spécialités scientifiques et techniques, heureusement notre capitaine est passionnée de voile et la pratique depuis son jeune age.

Quelques virements de bord (changement de cap à +ou – 90°) plus loin, nous arrivons à Cartagene, grand port militaire (passage de bateaux de guerre, et d’un sous-marin), commerciale et touristique (beaucoup de voiliers, un énorme ferry), ville d’art et d’histoire, une agréable ville pour déambuler et pour clore cette semaine.

Merci Carole pour ta bienveillance, ton empathie, ton humeur constante, tes conseils et nos discussions.

Merci Lune de m’avoir réchauffé les pieds la nuit, et peut-être un de tes congénères viendra me tenir compagnie dans ma nouvelle demeure et cela grâce à toi. »

Orlane

De Cartagena à Santa Pola

Tomas Maestre – Torrevieja – Santa Pola

Départ matinal de Cartagéna. Dès la sortie du port, vent NE 2, navigation en compagnie d’un autre voilier.
Une fois passé le Cabo de Agua, le vent forcit pour atteindre 4 toujours dans le NE. Lune est malade et est cavachie dans la cabine avant sur le sac à spi.

Passage du cabo de Palos avec apparition de la Isla Grossa. Le vent de travers permet à Atypik de bien avancer. Arrivée au mouillage de Tomas Maestre vers 16h.

Le lendemain, après une nuit calme et reposante (surtout pour Lune), départ pour Torrevieja : toujours du vent NE, force 3. Atypik semble bien et Lune semble mieux supporter la navigation. Elle a trouvé plus à son aise l’équipet bâbord dans le carré. Arrivée tôt en début d’après midi et difficulté pour joindre les personnes du port. Finalement, emplacement dans la marina internationale de Torrevieja : petit emplacement et port plus cher que marina salinas. A éviter la prochaine fois !!!.

Torrevieja : Ils ont bien voulu poser pour la photo

Lundi, départ de Torrevieja pour Santa Pola, vent N qui m’oblige à tirer des bords ………..carrés. Le courant est dans le nez (dû au vent)  pendant les 2 tiers d la route. Et puis, cela adonne, Atypik avance bien, fin avec une route en direct vers Santa Pola. Accueil sympathique et port pas trop cher. Lune est restée toute la navigation dans un équipet et se décide une fois le silence arrivé.

 

De Melilla à Cartagena

1ere du voyage de Atypik et nous sommes 2 enfin 3 avec mon chat Lune
Arrivée de Orlane samedi soir pour un départ de Melilla prévu le lendemain.
Dimanche, météo et confirmation du départ en début d’après midi après avitaillement du frais.
Le vent Nord Est nous oblige à faire du près la grande partie de cette étape. Nous finissons au moteur à Puerto de San José après 26 heures de nav. Très bon accueil, petite marina protégée mais…………prix élevé.
Cette 1ere nav est une découverte pour les 2 équipières….. qui veulent bien continuer.

 

2eme étape : Garrucha. Arrivée vers 20h avec en fin de journée du vent Sud Ouest bien venu. Nous avions prévu d’y rester toute la journée du lendemain. Mais au vu de la météo, nous n’y resterons qu’une seule nuit. Découverte pour Lune d’un ponton et visite des bateaux voisins !!!.

Destination Mazarron : nous arrivons le soir vers 21h après une journée de vent Nord Est 3 voire moins. La risée Diesel est de temps en temps obligatoire. Bon accueil et port abordable. A Mazarron, nous y restons une journée entière et en profitons pour visiter les lieux. Lune s’habitue petit à petit à sa nouvelle maison et son environnement marin. Orlane aussi.

Vendredi matin, départ matinal de Mazarron afin d’éviter le coup de vent prévu devant Cartagéna en début d’après midi. Lune se terre dans sa cabine et nous faisons toute la route au moteur !!!! Pas de vent ou trop peu. Nous arrivons à Cartagéna vers 12h mais impossible de trouver la pompe à gaz oil. Tant pis, le marinero nous indique une place au RCRC Régatas et amarrons Atypik. La station service est finalement dans l’autre port ………………cachée (je trouve).

Visite de Cartagèna et nettoyage du bateau.

 

 

 

Lune se repose de sa 1ere navigation

Impression de Orlane pour cette 1ère expérience de navigation de Melilla à Cartagena