Saint Barthélémy – Saint Martin

Saint Barthélémy
Après La Guadeloupe, direction Saint Barthélémy. Départ du mouillage de Deshaies vers 8h. Passage à côté de Eventide V, le voilier de Jean pour lui dire « Au revoir ». Pas un adieu : normalement, on se revoit à Saint Martin.
Le ciel est nuageux, vent de direction Sud Est, Force 4. Je hisse les voiles : 1 ris et génois pas entièrement déroulé. Coclico file. Et puis, dans le canal entre La Guadeloupe et Montserrat, des vagues de travers éclaboussent Coclico. C’est humide !!!!!
Et on avance, on avance. 116 MN à parcourir.
La nuit, le ciel est étoilé……en attendant les orages et les grains.
Finalement, rien de tout ça mais du vent jusqu’au bout. Coclico arrive au petit matin dans l’anse du colombier. C’est venté : 6 essais de prises de coffre avant de réussir. La fatigue se fait sentir. Et puis arc en ciel.

Visite de l’ile
Je retrouve André, habitant de Saint Barthélémy qui me fait visiter « son » ile. Gustavia, la ville principale. J’en profite pour réaliser les formalités d’entrée auprès de la Capitainerie.

Et puis, nous traversons les bourgs Corossol, Grand fond, Touany, Marigot, Lorient et Colombier. On y rencontre des tortues terrestres. Les plages sont belles mais celles de la côte au vent ont des Sargasses (comme toutes les autres iles d’ailleurs)

Et puis retour sur Coclico où là, je me rends compte avoir perdu mon passeport !!!!!!! C’est un peu la panique ….mais calmement. Les questions arrivent : vais je pouvoir finir mon voyage ? Est ce un geste manqué ?………………

Lundi, retour sur terre pour retrouver (je croise les doigts) mon passeport. Passage à la capitainerie et …….sauvée. Je l’avais laissé par mégarde à la Capitainerie.
Suite de la visite de l’ile avec André. Et découverte du Catamaran : « Mange nuage« , un catamaran cirque à la voile. Ils s’entrainent sur le quai du port de Saint Bathélémy : http://voilieratypik.fr/wp-content/uploads/2026/04/1000011055.mp4 et normalement, je vais les retrouver aux Açores.

Retour sur Coclico. Demain, départ pour Saint Martin, ile située au nord de Saint Barthélémy, pas très loin.
J’y retrouve également « Lézard ». Et oui, depuis peu, j’ai de la compagnie sur Coclico.

Saint Martin
Départ matinal pour Saint Martin. Cela file et Coclico est fier avec ses nouvelles voiles. Arrivée en début d’après midi dans la baie de Marigot, où je retrouve le voilier Voy voy rencontré la 1ere fois à El Hierro aux Canaries. Son propriétaire, Christiano, est allemand. On parle anglais, enfin surtout lui !!!
La baie de Marigot n’est pas spécialement jolie mais, l’endroit est idéal pour préparer Coclico pour la transat retour et pour réaliser l’avitaillement. Et puis, les couchers de soleil sont beaux.

Le lendemain, transfert de anciennes voiles de Coclico sur le voilier Voy voy. Elles doivent être adaptées mais Christiano semble satisfait. En échange, il me donne du matériel de pêche : il va falloir que je fasse mes preuves !!!

En ville, retrouvailles avec Rémy, un navigateur du Minihic sur Rance, marrant. Il part dans les jours qui viennent pour la transat retour : il y a un peu de tension dans l’air ……

La Guadeloupe

Ca y est
Ca y est, j’ai récupéré mes nouvelles voiles : blanches, propres, raides……….Super.
Après 2 mois passés en Martinique : à naviguer sous le vent des côtes :http://voilieratypik.fr/wp-content/uploads/2026/03/2026_03-Martinique-Liladhoc.mp4, à retrouver des navigateurs, trices rencontrés au fil de mon voyage sur Coclico

à découvrir des régates typiques , à marcher, randonner,………….., toujours trouver le coucher du soleil joli….

je monte vers la Guadeloupe….Enfin.

Mais avant, dernière escale à Saint Pierre, pour dire aurevoir à Marie Claire et ses amis du bord de mer et pour découvrir le Carbet, petite ville au sud de Sainte Anne. Pour y aller, je marche dans la nature.

Et arrive au Carbet, toujours au bord de la mer avec des mouettes à foison et des œuvres d’une plasticienne de Caracas (Vénézuela). Œuvres qui retracent l’abolition de l’esclavage en 1848, l’éruption de la montagne pelée en 1902 et l’année de naissance en 1913 de Aimée Césaire

Retour sur Coclico au mouillage. Atypik est là aussi….Atypik est mon ancien voilier. Sympa cette photo de ces 2 là qui ont fait la transat. Merci Florian !! , propriétaire de Atypik

Marie Galante
Quel nom !!!!! Marie Galante, impossible d’y résister……Mais, elle se fera désirer.
Départ en début d’après midi de Saint Pierre . Du vent, un peu puis plus entre la Martinique et la Dominique. Et cela change la vie, des nouvelles voiles. Coclico avance à 6 noeuds voire 7. Pas mal pour mon petit voilier.

Et puis, nous arrivons sous le vent de la Dominique et là, plus de vent. Et même avec de nouvelles voiles, Coclico n’avance pas : moteur !!! Et le vent revient, puis disparait puis revient, puis disparait……..Oh, quelle nuit sans repos, à régler les voiles pour éviter de remettre le moteur.
Entre la Dominique et Marie Galante, que de sargasses, de grains. Les voiles sont rincées…….moi aussi. Et puis, un globicephale ….
Arrivée au petit matin à Marie Galante, au mouillage de Sant Louis plus précisément après avoir tiré des bords. Et oui, Marie Galante s’est faite désirer.

Courses dans le bourg et je retrouve Lola et Dono avec leurs 2 garçons du voilier Balaou, rencontrés à Dakar puis Mindelo. Leur traversée de l’Atlantique s’est bien déroulée malgré une voie d’eau sur la fin. Ils ont dû écoper.

Et puis randonnée pour découvrir l’ile. L’île est verdoyante, colorée et agricole….

J’y découvre une orthographe, des panneaux routiers…… Pas mal quand !!!

Et je retrouve Coclico pour quelques travaux d’entretien.

Les Saintes
Départ matinal de Marie Galante pour les Saintes : ilots à l’ouest. Le vent pousse . Coclico est sous 2 ris avec son génois pas complétement déroulé. Les rafales montent à 25 noeuds, ce qui est pas mal. Coclico file et nous arrivons au mouillage de l’anse Fond Cure en fin de matinée. Quelques bouées sont libres : j’en choisis une en espérant l’attraper du 1er coup : seule et avec du vent, cela peut être scabreux………..Et quand je me décide à faire la manoeuvre, je retrouve Floran, en annexe, pour m’aider…..Et voilà. Coclico est amarré

Visite de la ville, petite ville bien touristique………..colorée avec des boites aux lettres particulières. Nouvelles normes saintoises, peut être

.

Et puis rando……….. après le bateau !!!!! Direction le Morne Le chameau. Y a t’il 2 bosses ?
Le sentier est agréable et on y fait de belles rencontres.

8 km, 330 m de dénivelé. Pas mal pour moi mais ça valait le coup !!

Rivière Sens
Petit à petit, je me rapproche de mon point de départ pour la transat retour en Mai. Rivière sens est une petite marina située sur Basse Terre. La navigation des Saintes est simple et facile…….avec un grain quand même. Coclico file. Arrivée dans la marina, je retrouve le voilier Eventide V avec Jean et son chien Fado, rencontrés d’abord à Mindelo au Cap vert puis à Saint Pierre en Martinique. Objectif pour eux : Nouvelle Ecosse au Canada. Eki, Un équipier les rejoint pour cette navigation.

Anse Deshaie
Départ de Rivière Sens avec l’aide d’un marinero pour me sortir de la place. Et puis Coclico monte vers le Nord. Du près avec un peu de vent qui arrive à changer de Direction : effets de côtes. Je règle les voiles et Coclico suit…….Et puis, plus du tout de vent : moteur (c’est la risée Diesel)…..10 minutes et le vent revient…….C’est ça la mer. Arrivée dans l’après midi à Anse Deshaie : mouillage avec bouées. C’est joli.

Le lendemain, au réveil, je découvre des pêcheurs remontant un filet. Y a t’il des poissons ?

Et puis ballade dans la ville pour la découvrir, Coclico reste au mouillage.

Randonnées autour de la ville : Pointe du Gros Morne, Le Gouffre, Morne Bois d’inde, Morne Mazeau, Pointe batterie et Morne Bassin. Belle balade verte avec quelques points de vue

De retour, je croise Jean en annexe et moi sur mon canoé sur l’eau : amusant comme lieu de rencontre !!!!!! Promis, on se voit demain

Les Grenadines

Coclico peine depuis la fin de la transat. Les voiles vont de plus en plus mal : la Grand Voile est maintenant déchirée à 2 endroits et le Génoa commence à l’être. Difficile de naviguer.
Un ami me propose d’embarquer une semaine sur son catamaran pour aller aux Tobago Cays dans les Grenadines. Bonne idée.
Je laisse Coclico pour un Outremer 49 : une seule coque est 2 fois plus grande que Coclico. Et l’eau et l’électricité sont en abondance…..

J’embarque. Après une première escale en Martinique et une randonnée,

Direction les Tobago Cayes. 90 MN en 12 heures, navigation rapide……Les fous nous accompagnent et certains viennent se reposer sur l’une des coques.

1ere escale à Béquia pour les formalités et la découverte de l’île.

Et puis les Tobago Cayes. Et là, c’est beau : eau turquoise, sable blanc, palmiers et dans ce mouillage, je nage avec les tortues et les raies. C’est féérique.

Il y a un barbecue sur une des îles. Nous y allons pour le diner et rentrons avant 21 heures. En effet, tout s’éteint à cette heure pour laisser en paix les tortues. Les Tobago sont une zone de nidification.

Et puis retour vers Béquia, nouvelle randonnée, nouvelle découverte.

Puis retour vers la Martinique.

Cela tombe bien, Coclico et ma solitude me manquent.

La Dominique

Après une halte prolongée à Saint Pierre, je me décide à partir malgré l’état de mes voiles.
Départ matinal vers la Dominique, ile située au Nord de la Martinique et ile indépendante…..assez pauvre et peu touristique. La traversée entre les 2 iles est rapide. Et elle me fait du bien. Le vent d’Est avec quelques rafales, les embruns me rappellent la transat ……..Coclico file malgré l’état des voiles. J’appréhende une déchirure complète………..Mais non. Arrivée à Roseau, la capitale de l’ile, Coclico est accueilli par Rutz, un dominicais qui aide à prendre les bouées….Bien sympathique
Le lendemain, formalités car je ne suis plus en Europe et ballade dans la ville.

Et ses alentours avec un jardin botanique…….et un bar.

La Martinique

Après la transat, j’ai mis quelques temps à mettre pied à terre. J’étais au mouillage de Sainte Anne et j’y étais bien. Dès le lendemain de mon arrivée, j’ai retrouvé Florian, le propriétaire de mon ancien voilier, qui m’a proposé de diner sur ce dernier. Diner avec son amie et leur 2 enfants. Et renouement avec la civilisation fort sympathique
Et puis arrivée à la marina du Marin, un port…….pour réparer tout ce qu’il y a à réparer après une transat……..Voiles, moteur, feux de navigation, régulateur d’allures……En échangeant avec Florian, ou bien Adrien, un navigateur qui a son voilier dans la marina du Marin, les travaux avancent. Une semaine plus tard, c’est ok pour le régulateur d’allures, c’est ok pour le moteur et c’est ok pour les voiles. Elles sont commandées. Je dois les recevoir la 2eme quinzaine de mars à Sainte Lucie. En attendant, je naviguerai avec les anciennes en …….faisant attention de ne pas les déchirer plus.
Et puis, au Marin, retrouvailles avec Catherine et Christophe, rencontrés à Dakar. Ils naviguent sur un magnifique RM 12.50. Il y a aussi Véronique et Thierry. Je les avais rencontrés à Mindelo, au Cap Vert. On se raconte la transat, on se soutient pour les travaux,……et autres….. Le monde est petit finalement.
Grande Anse d’Arlet
Navigation tranquille du Marin vers la Grande Anse d’Arlet. Le vent est portant entre 10 et 15 nœuds. Facile. Mouillage parmi d’autres voiliers.

Et puis rencontre avec Mathilde et ses 2 amies. Elles naviguent toutes les 3 sur un feeling 9.20 (un peu plus grand que Coclico) et sont en train de monter une association dont le but est d’enseigner la voile uniquement aux femmes. Super idée ! Enfin, plus de femmes sur l’eau !!.
Et puis ballade dans les rues de Arlet et randonnées. Dieu que la Martinique est verte et colorée.
Bémol à la grande anse d’Arlet, la rencontre avec plusieurs plaisanciers français macho et non respectueux des biens communs………

Saint Pierre
Navigation vers Saint Pierre depuis la grande anse d’Arlet…..Naviguer sous le vent des iles aux Antilles est fort agréable : mer calme, vent modéré et dans la bonne direction … globalement. Les voiles tiennent et Coclico avance sereinement. Prise de coffre aisée : il y en a pleins de libre. Et puis visite à la Capitainerie pour confirmer mon arrivée. Je reste quelques jours à Saint Pierre pour visiter et profiter de la ville.
La ville est petite et de nombreuses balades sont possibles. La 1ere m’emmène au mémorial de la catastrophe de 1902 (Eruption de la montagne Pelée et disparition de la population de Saint Pierre) et puis en forêt. Je confirme, la Martinique est verte….enfin verte et bleue

Après avoir déposé mon canoé près de la maison des pêcheurs, nouvelle promenade à Saint Pierre et découverte d’un café – galerie d’arts.

Et puis c’est le carnaval à Saint Pierre comme dans toutes les Antilles : défilé de char, musique et danses de différentes nationalités. Il dure plusieurs jours, le dernier sera le mercredi des Cendres.

Et retour sur Coclico en passant par la maison des pêcheurs……où les chats sont les bienvenus

J’y retrouve Marie Claire……avec ses amis du bord de mer….comme elle dit. Et quand elle n’est pas avec eux, elle fait de la restauration rapide sur le marché de Saint Pierre…A déguster !

Saint Pierre est une ville côtière où le mouillage sur bouées est agréable et pas trop rouleur. J’y retrouve Eric , rencontré aux Canaries, et Béa sur leur catamaran. Et également Jean et Fabienne. Resto puis balade en voiture, l’occasion pour moi de découvrir l’intérieur de l’ile avec ses rouge gorges, ses cascades et quelques villages.

Puis retour sur Coclico avec un passage, bien sûr par la maison des pêcheurs.

La montagne Pelée
C’est décidé, aujourd’hui randonnée sur la montagne Pelée.

Bus puis marche jusqu’au début de la randonnée….qui grimpe. Vue alors sur le paysage alentours : la presqu’ile de la Caravelle ou bien le village Morne Rouge.

Cela grimpe,……un peu trop pour moi. Voileuse mais pas escaladeuse, je redescends et cette fois ci traverse Morne Rouge à pied.

Saint Pierre est à 10 km : je marche ……..mais tombe…..sans gravité. Une voiture s’arrête et me prend en stop. Arrivée à Saint Pierre où je retrouve Coclico.


La transat aller

Livre de bord de la transat aller :
Le 03/01 :
12h15 : Ca y est. C’est le départ : le 3 janvier 2026 pour bien commencer l’année. La météo est propice NE 3. Sous régulateur d’allures et avec la voile d’avant tangonée, c’est calme. La mer est plate, les vagues viennent de l’arrière. Passage de la pointe de Sao Vicente.
21h30 : Au moteur. Pas de vent depuis 7 heures et la réserve de Gaz oïl diminue. Nous sommes qu’au début de la transat !!
Le 04/01 :
1h30 : Grand largue, le solent tient sans tangon. Les winchs se bloquent mais la vaseline les dégrippe. J’aurai pu mieux les contrôler à Mindelo !!!! Coclico avance à 5 nœuds de moyenne et …….dans la bonne direction : http://voilieratypik.fr/wp-content/uploads/2026/01/2026_01TA-Jour2.mp4.
8h : Lever du soleil, ciel nuageux. Et pourtant, il faut que les batteries se rechargent avec les panneaux solaires. D’après le GPS, 88 MN parcourus depuis le départ.
10h30 : Descente sous la latitude du Cap vert pour éviter les fortes vagues et le vent trop puissant prévus le 08/01.
19h : Beaucoup de mal à mettre le tangon ce soir. Peut être la fatigue de la journée. Et, souci de connexion électrique pour le feu de mouillage !!!!A voir demain…Les sargasses se mettent dans le fletner du régulateur d’allures et le soulève : je remets la vis de sécurité.


Le 05/01 :
18h10 : Enfin, je fais du 265° comme cap…..vers la Martinique. J’ai navigué Sud jusqu’ici pour éviter le coup de vent prévu à l’Ouest des iles du Cap vert……Maintenant, je suis tranquille…..enfin nous, Coclico et moi…
Le 06/01 :
7h30 : Le ciel est nuageux : moteur pour recharger les batteries. Depuis plus de 24h, un voilier nous suit à environ 10 MN à l’Est. Nous avons à peu près la même vitesse. Je le vois uniquement sur l’AIS. C’est Hibiscus, un voilier de 10 mètres.
12h30 : Essai de pêche….des sargasses.
20h20 : C’est fou ça : c’est toujours de nuit où une manœuvre est à faire. Ce matin à 4h30 : prise du 1er ris dans la Grand Voile et ce soir, le vent augmentant, prise du 2eme ris….A croire que cela est fait exprès. Heureusement, il n’y a pas de vague, la manœuvre a été rapide. La concentration était là aussi. ….. Coclico avance moins vite mais le cap est plus facile à suivre pour le régulateur d’allures….Le ciel est sacrément étoilé cette nuit.
Le 08/01 :
4h40 : Je crois que je n’ai pas entendu le réveil cette nuit….Toujours un vent soutenu ENE et Coclico avance du tonnerre. Il va peut être battre son record du nombre de MN en 24 heures depuis que nous sommes partis.
12h20 : Empannage. Nom d’un chien, il y a du vent…..et des vagues. Le régulateur d’allures a du travail pour maintenir le cap….Des oiseaux dans le ciel et de la vie dans la mer. Régulièrement, le sondeur indique une profondeur de moins d’un mètre : poissons, mammifères marins, en tout cas, je n’en vois aucun.

Le 09/01 :
2h30 : Rafales et vagues, le régulateur n’a pas suivi et Coclico a empanné. Je prends la barre en attendant que ça passe et pour éviter un nouvel empannage. Pilote automatique et réduction de voilure à l’avant. Je garde le pilote en espérant que dans la journée, il y aura du soleil pour recharger les batteries. Le cap n’est pas tout à fait le bon mais on verra de plein jour.
15h30 : Je commence à ressentir le décalage horaire du fait du changement de longitude depuis le Cap Vert. Le soleil se lève plus tard et se couche plus tard.

Le 10/10 :
10h : Bien dormi cette nuit. J’ai ôté l’eau du coffre bâbord du cockpit, ranger les bidons de gaz oïl dans le coffre arrière.
13h40 : Empannage et risotto au menu.
Le 11/01 :
3h50 : Nuit difficile. Des grains, de la pluie et je m’interroge sur le fait d’avoir affaler la Grand Voile pour la réparer. Réussir à la hisser à nouveau contre les vagues et le vent…………A l’intérieur, tout est trempé. Il n’arrête pas de pleuvoir. Et pourtant, il me faut du soleil aujourd’hui pour recharger les batteries et faire sécher.
13h40 : C’est humide mais cela s’éclaircit un peu. Je mange les poissons volants tombés sur le pont : du frais !!! Et le temps est agréable. J’ai hissé la Grand Voile : réparations non convaincantes. On verra.
18h : Nouveaux grains avec pluie et rafales. Pour cette nuit, pas de voile avant, le ciel est bas et il y a risque de grains. Un oiseau vole au dessus de Coclico : un paille en queue et puis dauphins : http://voilieratypik.fr/wp-content/uploads/2026/01/2026_01TA-Dauphins.mp4.
Le 12/01 :
10h20 : Pas de performance du nombre de MN ces dernières 24 heures mais j’ai fait pire avant hier. Ce matin le ciel est laiteux mais le soleil perce et les batteries sont contentes. Moi aussi. Le temps ne semble pas aux grains aujourd’hui, je surveille le ciel….et Coclico avance bien. Il fait son possible pour nous mener en Martinique.
20h30 : La mer est remplie de plaques de sargasses. Quand Coclico passe dans l’une d’entre elles, les algues accrochent le fletner du régulateur d’allures jusqu’à ce qu’il décroche. J’ai beau les ôter comme je peux, elles sont conséquentes. Le fletner s’est levé une nouvelle fois. Cette nuit, ce sera sous pilote automatique et comme d’habitude, pourvu qu’il y ait du soleil demain.

Le 13/01 :
9h30 : Réparation provisoire du fletner mais les sargasses sont toujours là. Je n’ose pas le réutiliser. Je suis fatiguée. J’aimerai du soleil.
13h15 : J’ai mis le régulateur d’allures finalement. Un peu moins de sargasses. Moitié de la transat aujourd’hui en MN. Cela se fête : Pommes de terre + légumes + thon (en boite et non pêché) cuit dans de la sauce tomate + bouillon cube. C’est bon.
Le 14/01 :
8h40 : Toujours ciel bas et pas de soleil, nous sommes sous pilote automatique. Il y a plus de sargasses qu’hier.
Le 15/01 :
3h15 : Le réveil ne m’a pas réveillé.
9h10 : Le régulateur d’allures fait du bruit lorsque le fletner est dans l’eau . Je ne l’utilise plus, j’ai peur de le casser.
Le 16/01 :
6h45 : Nuit étoilée, j’ai barré aux étoiles. J’en ai suivi une, je ne sais pas laquelle c’était, mais je l’ai suivie. Coclico est calme. Je l’ai sous toilé …par précaution en cas de grains. Je ressens vraiment le décalage horaire. C’est bien : j’y vais progressivement. Ce n’est pas comme si j’avais pris l’avion. Ciel super étoilé et une étoile filante. Je fais un vœux. De temps en temps, il y a des rafales et les haubans sifflent. Coclico se cabre puis se calme une fois la rafale passée.
10h : 118 MN en 24 heurs. Pas mal. Un paille en queue dans le ciel et du soleil.
14h20 : j’ai reçu un message du Cross Antilles Guyane sur mon téléphone satellite. Il me demande de contacter le voilier Nomade par VHF.
C’est bizarre, la mer est changeante : parfois une longue houle et c’est alors agréable, parfois des vagues courtes, hachées, désagréable. Coclico est alors plus difficile à barrer. Je ne sais pas à quoi c’est dû ces changements de mer.
23h10 : nuit étoilée, étoile filante, un vœux.
Le 17/01 :
11h : Un grain derrière moi. Je le vois arriver. Y en aurait il 2 ? Coclico ne passera pas à côté. Veste de quart. Porte du carré. J’enroule le génois au maximum mais n’ai pas le temps d’enlever le tangon. Et le vent qui forcit. Je prends la barre et nous voilà avec des rafales à 26 nœuds…….Et puis c’est fini. Cela a duré 1/4 d’heure, 1/2 heure, je ne sais pas.
14h50 : Aucun retour du voilier Nomade. J’en informe le Cross Antilles Guyane.

Le 18/01 :
0h30 : Ca souffle cette nuit. Un temps à grains. J’ai affalé la voile avant et Coclico avance uniquement sous Grand Voile avec 2 ris, sereinement.
10h10 : Toujours un vent soutenu, toujours sous Grand Voile avec 2 ris et grand soleil. J’ai l’impression que la journée va être plus ensoleillée que celle d’hier. Un paille en queue au dessus de Coclico. Il piaille. La terre approche. Les vagues sont plus hautes.
Le 19/01 :
11h : Je me suis levée ce matin avant le soleil. Je déroule un peu de génois, le vent a faibli. C’est mieux. Le safran vibre de temps en temps, l’écoute de génois couine dans la poulie et Coclico file. Arc en ciel. La mer est plus calme qu’hier matin. Café en observant les nuages, la mer. Plaques de sargasses avec un morceau de plastique…La terre approche. 114 MN en 24h.
15h50 : Empannage. Toujours pas de baleine à l’horizon mais un fou de bassan survole Coclico. La mer est bleu marine.

Le 20/01 :
8h40 : Réveillée sous un grain. S’habiller, harnais, réduction voile avant et barrer pour soulager le pilote . C’est noir dehors. Le vent forcit……Et puis la pluie cesse. Moins de vent mais le ciel est toujours chargé. Nouveau grain. Là, on est prêt. Rebelotte………Et puis cela faiblit. Un paille en queue survole Coclico. Je ne sais pas si c’est le même depuis le début..
16h15 : La mer n’est pas facile cet après midi. Vagues longues et courtes, croisées. Coclico est balloté dans tous les sens et moi aussi.
Le 21/01 :
11h : Réveillée avant le grain ce matin. J’ai eu le temps d’enfiler mon ciré. Pluie, vent. Il est fort celui là : des rafales à 28 nœuds. Je barre, je préfère. La barre couine, cela faisait longtemps. 7 poissons volants sur le pont. C’est la pêche miraculeuse. Ils sont petits, je les remets à l’eau. Un fou de Bassan survole Coclico. Il est curieux celui là et reste plusieurs minutes à planer au dessus de nous.. Arc en ciel entier dans le ciel : c’est très rare, c’est joli.
15h50 : J’ai enlevé le tangon et la voile avant. Je ralentis la cadence pour arriver de jour à Sainte Anne en Martinique…….Pas pressée de retrouver la civilisation !!!! C’est un mouillage et il y a beaucoup de voiliers et quelques casiers difficilement visibles la nuit. La VHF reparle.
Le 22/01 :
1h20 : Encore un grain, gros celui là. Heureusement, Coclico est peu toilé. Nous sommes à 8 MN de la Martinique. On vise le phare de l’ile Cabris. Des lumières, pleins de lumières artificielles sur l’ile. Pourvu qu’il n’y ait pas de grain pendant que je mets l’ancre. La nuit est étoilée, la grande ourse, Orion. Je ne trouve pas Cassiopée.
5h30 : Sous un grain, un beau d’ailleurs. J’ai mis l’ancre à la pointe Sainte Catherine. Je préfère, c’est moins agressif qu’un port après 18 jours et 18 heures de mer ….Repos maintenant avant de nous déplacer demain dans la journée vers le mouillage de Sainte Anne.

Transat terminée.……déjà !!
18 jours et 18 heures de navigation pour parcourir les 2 100 MN entre le Cap Vert et la Martinique.
18 jours et 18 heures de navigation….. Entre ciel et mer.
Du soleil ou de la pluie. Des vagues courtes ou de la houle. Un ciel bleu ou nuageux.
18 jours et 18 heures seule sans une minute d’ennui,……… toujours occupée à régler Coclico, admirer la mer, scruter le ciel,………J’ai adoré…. et Coclico s’est merveilleusement comporté.

18 jours et 18 heures de solitude,……..et de plénitude.

Il y a un endroit où : bafouille de Véro, artiste bretonne

Le Cap Vert

De Dakar vers Sal – Cap Vert

Réflexions sur la route du Cap Vert :
La mer fait penser.
Je regrette de ne pas avoir su profiter du Sénégal. J’y suis arrivée fatiguée et obnubilée par le dysfonctionnement de mon téléphone satellite.
Heureusement, j’ai suivi Valentine et Kildir, 2 voiliers québécois, en navigation. La virée dans le Siné Saloum m’a fait prendre conscience de la beauté du Sénégal et de ses habitants.
De retour à Dakar, j’ai retrouvé Hervé, une personne que Michel, mon mari, appréciait beaucoup.
Hervé est un amoureux du Sénégal, de ses habitants, de ses coutumes…….Pendant les quelques jours passés ensemble, il m’a enseigné ce pays. J’ai alors découvert des gens solidaires, gentils et avenants.
La veille de mon départ, j’ai proposé à Hervé de lui donner le peu de francs CFA qu’il me restait. « Donne les plutôt à Mamadou, il en a plus besoin que moi ».
J’ai donc partagé cette monnaie entre Mamadou, qui gagne sa vie en rendant service aux plaisanciers et Saido, le taxi boat.
« Merci, Mama, merci Mama ». Voici la réponse de Mamadou. Parce que j’ai les cheveux gris, Mamadou me devait respect et c’est comme cela qu’il me l’a fait comprendre…..Tout ça pour 3 euros chacun.
Voilà le Sénégal.

Navigation vers Sal – l’île au nord est de l’archipel du Cap vert
Vent Nord est, force 4, mer belle…….tout simplement. Quelques embruns de temps en temps. Cela nettoie Coclico et la vitesse moyenne moyenne est de 5 nœuds.
D’après le routage de Hervé, je devrai mettre 2 jours et 18 heures. Prévision trop optimiste pour moi. Pelican.

Navigation avec du vent et des embruns. Les vagues de travers arrose le cockpit. Coclico avance, fonce et est propre. Mais l’eau rentre dans le coffre arrière bâbord du cockpit puis dans les fonds à l’intérieur. J’éponge………

Arrivée à Santa Maria sur l’île de Sal après 2 jours et 15 heures de navigation pour 360 MN. Une moyenne de 5,7 nœuds : mon record avec Coclico.
Rangement puis repos méritée.

Entre temps et pour la fin de l’année, la deuxième bafouille de Véro, amie artiste qui joue au théâtre.

Palmeira – Sal
Kildir, le voilier québécois, est arrivé à Palmeira. Je les rejoins pour passer quelques jours ensemble. Formalités obligatoires et accueil de la police maritime et de l’immigration fort sympathique. Et puis rencontre avec Ronaldo et son amie Clara : un couple qui voyage en bateau stoppe…….Leur objectif : Le Brésil.
Sur le quai du port, les pêcheurs vident les poisons ou reprisent les filets….

Et puis, il y a la ville ……colorée, le mouillage…….calme.

Tarafal – Sao Nicolau
Avec Coclico, nous continuons la découverte des iles du Cap Vert, ce sera Salo Nicolau après une navigation au portant.
Arrivée au mouillage, peu de voiliers sont présents. Il est est calme mais de temps en temps, des rafales tombent des falaises et le balaie…… Formalités à terre : mon canoé est sous la surveillance de Francili en contrepartie de quelques escudos.
La ville est colorée comme à Palmeira, Peu de voitures et des routes pavées. Cela fait penser au Portugal.

Mindelo – Sao Vicente
Escale rapide à Sao Nicolau car je souhaite rejoindre rapidement Sao Vicente. Il y a un port et je suis lasse de remonter l’ancre à la main d’autant que le vent est de plus en plus fort…….Et donc la remontée de plus en plus difficile. Et puis, mon frère doit m’y rejoindre et m’apporter le fameux téléphone satellite de remplacement…..
Navigation au portant avec un peu de mer. Vagues courtes de côté qui font giter Coclico. En chemin, je croise TAO2, un RM 1260 rencontré à Dakar. Echanges avec Catherine : cela me fait toujours plaisir quand des personnes m’appelle sur l’eau. TAO2 file vers Sal.
Arrivée dans la soirée au port de Mindelo : il y a du vent qui se renforce avec les falaises. Jami, un marinero m’aide à la manœuvre et heureusement : s’amarrer avec une pendille seule n’est pas toujours aisée. Jami est super sympa.
Je vais rester quelques temps dans ce port car ………enfin des douches à disposition. Et oui…..Et je vais en profiter pour réviser Coclico en totalité avant la transat.

Dans le port, Coclico interpelle……avec son petit arrière, son allure frégatée et son pont en sifflet. Donc j’explique et je suis fière.
Des bateaux stoppeurs passent, plusieurs voire pleins : JP, puis Maho et Clarisse, puis Mélina puis Jonas, puis James, puis………..Tous veulent être équipier(e) pour une transat. J’espère qu’ils trouveront bateau à leur pied..
Georges est américain et navigue seul lors des longues traversées. Il était parti des Canaries pour les Caraïbes mais le vis de mulet a cassé en cours de route et s’est arrêté à Mindelo pour réparer. Il veut absolument me montrer son voilier. Un 12m et il visite Coclico. Mon anglais progresse.
Marc est espagnol, navigue avec un ami et connait le First 30. Il souhaite s’informer sur les longues navigations seul sur un petit voilier. Je n’ai pas assez d’expérience pour lui répondre. On va essayer de se revoir pour parler, cette fois ci, de régulateur d’allure.
Et puis Rémy, rencontré sur Ténérife, et puis Sarah et Jord, rencontrés à Sal, et puis Arnaud et Gaelle, rencontrés à Dakar, et puis ………….
Mindelo est la parfaite escale pour préparer une transat et c’est connu des voileux.

Mindelo est la ville principale de Sao Vicente. Ville où est née et décédée Césaria Evora très présente encore…..tout comme la musique dans les rues, les cafés le soir.

Mindelo c’est aussi une ville où la couleur prédomine …..jusqu’aux passages pour piétons…..entre des façades quelques peu délabrées.

Et puis Mindelo, ce sont des travailleurs dans la rue : boutiques, trocs, cordonniers…….

Et Mindelo, c’est un port de pêche………

Monte verde – Sao Vicente
Le Monte Verde est une montagne volcanique, point culminant de Sao Vicente. D’abord Aluger, mini bus cap verdien qui part uniquement lorsqu’il est au complet puis randonnées jusqu’au sommet. Du vent et un peu de fraicheur au sommet. Le thé à l’aneth proposé est délicieux, les chats très accueillants. C’est l’endroit aussi où je rencontre un couple de touristes qui me propose de partager leur taxi pour visiter l’Ouest de l’île.

Baia das gatas – Sao Vicente
Joli village aux maisons colorées au bord de l’océan atlantique avec son lagon protégé. Le nom du village, baia das Gatas vient d’une espèce de petit requin, le requin chat autrefois abondant dans la baie.

Salamansa – Sao Vicente
Salamansa est un petit village de pêcheurs. Plusieurs chansons de Césaria Evora en font référence.

Sao Antao
Changement d’ile pour visiter et en profiter pour randonner. Aller en ferry : 45 mn de traversée avec une petite houle que certains passagers supportent guère.
Puis Aluguer jusqu’au cratère da Cova. Il y fait frais et humide mais c’est vert : champignons, pissenlits, ……Cela ressemble aux paysages de la Gomera.

Et la descente continue pour atteindre le village Tabouleiro. Petit village coloré et où l’on y mange bien. Ady et Juju, un couple de cap verdiens parlant français, tiennent un restaurant où les randonneurs se restaurent.

Et puis retour sur Coclico. J’avoue, j’ai un peu de mal à le laisser ……….

Sao Pedro – Sao Vicente
Visite de Sao Pedro, un petit village de pêcheurs situé au Sud Ouest de Sao Vicente……enfin, plutôt randonnée pour atteindre le phare. Et bavardage avec le gardien du phare : il y travaille 365 jours par an depuis 10 ans ……..et trouve le temps long…..

Sénégal

Des Canaries vers Dakar
Quelle navigation !!!! 7 jours pour les 800 Miles à parcourir, une météo ventée et pas de réseau sur mon téléphone satellite pour recevoir la météo…… Un peu de stress quand même.
Au départ, la météo est clémente et nous filons les miles avec Coclico et puis cela se calme et toujours pas d’accès au réseau satellitaire. Les discussions sur la VHF vont bon train Un voilier signale une pirogue à la dérive dans les parages ……..La veille est de mise. Et j’en profite pour demander aux voiliers naviguant autour de moi la météo…..NE force 5-6 avec rafales ……..Et de la mer……….Le repos n’est pas prévu.
Et en effet, cela souffle. Sur une vague, Coclico « surfe » à 11,9 nœuds. Le cockpit en tremble…..Je décide de prendre un ris dans la voile avant afin de soulager Coclico …..Mauvaise manœuvre et elle se déchire. Je l’affale et la rentre à l’intérieur. Sans, nous filons quand même……….mais moins vite que que les autres voiliers (ils sont plus grands) et je me retrouve toute seule sur l’eau au bout du 5eme jour. Je contacte un cargo par VHF pour la météo et ….super, je retrouve Kildir un voilier canadien. Nous finissons la route ensemble . Il arrive 2 heures avant nous à Dakar.
Au mouillage, le temps de ranger les voiles, Mustapha vient me voir pour savoir si je veux aller à terre…….Trop fatiguée, ce sera pour demain.
En conclusion, navigation rapide mais un peu tendue et pas du tout reposante ……….une voile déchirée ………mais vraiment contente de l’avoir fait (7 jours de mer seule pour la 1ere fois) et d’être arrivée.

Dakar
Le mouillage se situe au Cercle de Voile de Dakar. Pour s’y rendre, un bateau taxi fait les allers retours. Il suffit d’appeler Sadio la semaine et Mustapha le week end. Les numéros de téléphone s’échangent………..Et pour quelques CFA, Mola ou bien Ibrahim prennent les jerrycans de Gaz oil, les bidons d’eau vides et se chargent de les remplir. Au cercle de voile de Dakar, je trouve Diego qui réalise les réparations sur voiles. Et puis, je reste plusieurs jours bloquée sur Coclico avec l’assistance pour comprendre le dysfonctionnement de mon téléphone satellite. Finalement, rien ne m’est proposé. Je leur suggère alors d’adresser un nouvel appareil à mon frère en France qui doit venir me voir au Cap vert. La solution est adoptée et je peux enfin me balader. Petite balade finalement car je décide de partir au Siné Saloum en escadre avec 2 voiliers québécois….et y découvrir 3 villages.

Djiffer
Après 2 jours de navigation pour atteindre le Siné Saloum et une halte à Saly, voilà Coclico arrivé à Djiffer, 1er mouillage dans le fleuve. Dès notre arrivée, Etienne, un français, qui a appris la voile à Saint Brieuc, nous invite à diner. Au menu, pates aux crevettes du Siné Saloum.


Et puis le lendemain, visite du village de pêcheurs. Pêche en pirogues ou bien directement sur la plage avec lancement de filets.

Au village, dès qu’une pirogue arrive chargée de poissons, des acheteurs accourent pour voir les prises et cela marchande. ….Mais, les ressources s’amenuisent et les piroguiers sont obligés d’aller de plus en plus loin en mer.
Et puis, pas de voiture, le moyen de transport est une charrette tirée par un âne
Enfin, beaucoup de sacs en plastique au sol : le ramassage des ordures est très limité.

Moundé
Moundé se situe dans un petit bolon du Siné Saloum. Coclico slalome entre les parcs à crevettes et les casiers pour l’atteindre. Arrivée le soir au mouillage

Le lendemain, après une 1/2 d’annexe, nous atteignons, toujours avec les québécois, le village. Quelle tranquillité et quelle nature…….Des superbes arbres dont des Baobabs….

Et puis visite du village : sable dans les rues, charrettes et vêtements colorés.

L’accueil y est très chaleureux et les échanges nombreux avec des hommes jouant aux dames à l’abri du soleil sous un arbre, avec les enfants, les écoliers qui sortent des cours, les femmes dans la rue.

Et puis visite d’une classe et échanges avec le professeur principal.

Hakuna lodge
Hakuna Lodge est un village touristique. Coclico est mouillé juste devant un hotel où il est possible de prendre une douche. Quel luxe !!!!!!Dans la majorité des villages du Siné Saloum, l’eau courante n’existe pas.
Pour atteindre le village, 40 mn de marche est nécessaire, l’occasion de découvrir le paysage, encore différent.

Et puis, visite du village avec Binta, une habitante de Hakuna Lodge. Balade dans les rues, sur la place principale qui a son arbre central, ses boutiques et…..le téléphone arabe.

Yande, une jeune africaine, pile le mil pour le repas familial

Et puis retour au mouillage………………….Nous nous faison dépasser par un troupeau de zébus.

Et il fait chaud. Les arbres sont les bienvenus pour se mettre à l’ombre un instant.

Retour à Dakar
Après quelques jours passés dans le Siné Saloum – avec des perces oreilles, des criquets et des moustiques ….. dans le bateau………….Je retourne à Dakar pour réaliser les formalités de sortie et préparer Coclico pour la navigation vers le Cap Vert.
Au mouillage, devant le Cercle de Voile de Dakar, je retrouve un ami, Hervé, pas vu depuis 35 ans…..Il ne me reconnait pas mais moi si. Nous passerons pas mal de temps ensemble à bavarder, travailler sur Coclico, se promener. C’est un amoureux du Sénégal.

Et puis, c’est le départ, au revoir à Sadio, Mustapha, Mamadou, Haicha, Sorna,…….toutes des personnes du cercle de voile de Dakar extrêmement sympathiques et accueillantes……..comme l’ensemble des Sénégalais.



Les Canaries

De Madère à la Graciosa

Difficile de ne pas avoir envie d’aller à La Graciosa, rien que pour le nom, non ?
Départ de Madère le mardi matin et au revoir à Michel et Cyrielle. J’ai rencontré Michel dans le bus qui allait à Funchal. Il a un Wauquiez et a fait la route directe Les sables d’Olonne à Madère : 10 jours de mer. Cyrielle, quant à elle, a peu navigué et part en Bolivie cet hiver pour s’occuper d’animaux.
On m’a dit : tu vas avoir pleins de vagues ……C’est vrai que la météo prévoit un avis de vente frais sur le Sud Est de Madère et un autre sur les Canaries……Mais, je ne vais pas rester tout l’hiver à Madère…………
A la sortie du port, du vent, il y en a. Mais Coclico et moi sommes protégés des vagues grâce à la cote………….jusqu’au sud des iles Désertas. Et là, cela remue et c’est très désagréable : les vagues sont courtes. On va dire que la mer est agitée. Au sud des iles Désertas, il y a une remontée de fond qui crée ces remous. Je le savais et j’y suis allée.
Et puis après : du vent et des vagues. J’avais prévu pour le vent. Coclico a 2 ris et le génois est à moitié enroulé……. Pour les vagues, un peu moins. J’ai de la chance mon estomac est bien accroché.
Mercredi, la mer se calme mais pas le vent. Coclico avance toujours bien. Mardi, nous avons fait 123 M en 24 heures, Combien allons nous ce jour ?
Jeudi matin, au petit jour, je distingue les Canaries…….puis Lanzarote et enfin La Graciosa. Cela souffle toujours et Coclico est à fond. Je m’interroge : tout ce vent pour rentrer dans le port de la Caleta de Sebo port….Hum, hum, la manœuvre de port va être difficile……
A 13 heures, je rentre dans le port, 20 nœuds de vent et le moteur étale . Un homme sur le ponton me fait signe et m’indique ma place. Ouf, quelqu’un pour prendre mes amarres.
J’arrive à ma place mais nous serons 4 finalement pour bien placer Coclico. Il ne se laisse pas faire….. le vent l’a déhalé (sans aucun dégâts) et la prise au vent est conséquente. Ouf….. Coclico est amarré et tout va bien. Je suis contente, c’est ce que je dis à l’homme du port « I’m happy » et il sourit.
Il parle un peu français et m’explique qu’il a fait le chemin de Saint Jacques de Compostelle en partant de Bretagne, puis Pays de la Loire, puis………
Et puis je vois La Caleta de Sebo du port……J’adore.

Obligée d’y rester quelques jours…….. La Caleta de Sebo est une ville comprenant environ 700 habitants vivant de la pêche et du tourisme…….Oui, il y a des touristes ….canariens, espagnols…….Les rues sont jonchées de sable et il y a peu de voiture en circulation. Quand il y en a , ce sont des 4X4.

Et puis, sur le ponton, rencontre avec Barbarito, un espagnol vivant en pays basque espagnol venu aider son ami sur son voilier. Le davier est à réaliser. Il y a aussi Carl qui vient me voir sur Coclico. Français, il est content de voir une compatriote. Il vient de Rabat avec son voilier qui n’a ni pilote automatique, ni régulateur d’allures, ni cartographie électronique…..Chapeau.
Le lendemain, tour de l’ile (surtout le NE) en vélo. Carl propose de m’accompagner et de retrouver Barbarito et ses acolytes faire du surf. Je découvre alors les paysages arides et les pistes de sable………Le désert ?………..Mais pas la plage où surfent Barbarito et ses amis.

Et puis visite du 2eme village sur l’ile : Pedro Barba composé de maisons secondaires appartenant à des canariens.

De retour à la Caleta de Sebo, nous retrouvons les amis de Barbarito. Nous nous sommes trompés de plage………….
Un Adios rapide, ils prennent le ferry pour Lanzarote. Carl les salue avec sa corne de brume naturelle : un lambi………..

Lanzarote
Pour partir, Carl est de la partie et lâche mes amarres. Au revoir mais sans la lambi. A la sortie du port, il m’appelle sur la VHF pour voir si la sienne fonctionne. Et bien oui.
Et puis navigation au près avec 2 ris puis 1 puis au portant.

Un voilier nous rattrape. (il est sous voile et moteur…) et nous prend en photos. Quelle bonne idée, difficile d’avoir Coclico sous voiles. Et ensuite appel à la VHF : « Malu pour Coclico, Malu pour Coclico« . Ce sont les hollandais rencontrés à Madère. Nous allons au même port . On se retrouvera là bas.
Et puis le vent forcit et l’arrivée dans la marina est un peu ventée. Un marinero, bien sympathique, prend mes amarres et le tour est fait.
Je reste quelques jours. Entre temps, Marie Aleth m’envoie des nouvelles des résidents de la Maison Saint Colomban. Ils ont pour travail d’écrire le livre de bord de Coclico et la concentration est de la partie.

Merci à vous. Le résultat va être super.

Pour ne pas perdre les bonnes habitudes de marches prises avec Mélanie, je prévois une randonnée pour découvrir la ville est ses hauteurs (13 km……). Départ le matin avant qu’il ne fasse trop chaud et l’occasion de découvrir un tournepierre sur le ponton.

Direction, Arrecife. Routes et rues se suivent et se ressemblent.

A la sortie de la ville, des monts, volcans …..jaunes et sablonneux. Le décor est minéral et aride et quelques oiseaux survolent le paysage dont le martinet noir……http://voilieratypik.fr/wp-content/uploads/2025/09/GH010082.mp4. Je monte, je monte. Et puis des sacs en plastique, pleins, accrochés aux herbes ou volant avec le vent. Sacs qui finiront dans la mer sans doute…puis dans l’estomac des poissons puis dans le notre………………

Fuerteventura – Puerto de Rosario
Départ de Lanzarote pour Puerto de Rosario. Mais la veille, je vois Peter et Rianne du bateau Malu, le jeune couple de hollandais rencontré pour la 1ere fois à Madère. On échange nos numéros de téléphone. Ils doivent m’envoyer des photos de Coclico, Chic, qu’ils ont prises lorsqu’ils m’ont doublée entre Madère et Lanzarote.

Départ portant, 1 ris et génois tangonné tout le long de la route. Coclico avance bien et roule : bâbord, tribord, bâbord, tribord http://voilieratypik.fr/wp-content/uploads/2025/09/GH010086.mp4………….Il faut que je m’habitue pour la transat……. Le First 30 n’est pas un voilier de portant, je le confirme…….Arrivée ventée à Puerto de Rosario. Je me débrouille seule. Et alors que je finis l’amarrage, une petite chienne vient me dire bonjour sur le ponton. C’est Croqueta. Son propriétaire espagnol qui parle couramment le français m’indique que le bureau du port est fermé jusqu’à lundi (et nous sommes vendredi) et qu’il faut un badge pour rentrer dans la marina. Il en a 2……….dont un qui ne lui sert pas……..Il me le prête jusqu’à lundi.
Visite des environs de Puerto de Rosario : des écureuils dans les rochers, des maisons en pierres, de plages avec galets et du ciel bleu, des dessins sur les façades……

Et puis échanges avec Michelle et son époux qui sont arrivés au port sur leur Gibsea 105. Ils naviguent depuis plusieurs années dans les Canaries, les aiment et me donnent quelques tuyaux.
Retrouvailles avec Peter et Rianne qui me hissent en tête de mat pour un contrôle,…avec le sourire. Ils vont faire la traversée de l’Atlantique………

Fuerteventura – Gran Tarajal
Départ matinal de Puerto Rosario tant qu’il n’y a pas trop de vent. Tout le monde dort dans le port. 1 ris pour le départ et comme Coclico est vent arrière, je ne mets pas de génois.
Arrivés au sud ouest de l’ile, le vent forcit. Je suis surprise et prends un 2eme ris…..Coclico avance……..Il fonce même………Et puis cela se calme au sud de l’île …..vraiment………Arrivée au moteur dans le port. Maurice m’accueille, puis ……Patrick, …..puis Patricia. Maurice et Patricia vivent sur leurs voilier de 13 mètres et et Patrick vient de boucler un tour d’Atlantique……..Encore pleins de rencontres fort sympathiques…..Bavardages et formalités réalisées à la police du port.

Beaucoup de partages avec mes voisins de ponton : où trouver le shipchandler, la bouteille de gaz, aller nager à la plage qui est tout à côté l’après midi……………Et puis, une ballade afin de découvrir un peu les alentours. Bien sûr, c’est jaune, bien sûr, cela monte………..Pas de touristes mais rencontre avec un troupeau de chèvres, de superbes paysages et d’oiseaux qui m’étaient inconnus jusqu’ici, l’oedicneme criard…..

Antequera – Ténérife
Au revoir aux amis faits à Gran Tarajal et direction Ténérife.
Peu de vent, portant, Coclico avance. Puis la navigation devient casse pied : du vent, pas de vent, du vent, pas de vent et ………pas du tout de vent. C’est au moteur de travailler …….Bruyant, pénible mais cela permet de nous rapprocher de Ténérife. Nous laissons à babord Gran Canaria. La mer est lisse et des ailerons apparaissent : Cachalots, ……….Je ne sais pas.

Après 3 heures de moteur (les batteries sont rechargées), le vent revient, presque de face. Allure au près qu’affectionne Coclico…….On file…..Et puis, pour la nuit, je décide de m’arrêter à la playa de Antequera, mouillage situé au nord de Santa Cruz de Ténérife. Il n’y a rien ou presque : quelques maisons, baigneurs, …..des montagnes, quelques arbres……..C’est paisible et joli.

Réveil au mouillage : baignade et je suis invitée par Téo, bateau espagnol à aller déjeuner sur un autre bateau espagnol dont le propriétaire se prénomme Pablo. Pourquoi pas ? Bavardages entre petits et vieux voiliers.
Mon espagnol est à rude épreuve ………………………..et s’améliore guère, Téo étant très, très, très, très bavard.
Dans le mouillage, impossible de capter la météo. De retour sur Coclico, je quitte le mouillage et direction la marina de Santa Cruz de Ténérife. Arrivée tardive mais les marineros sont accueillants et m’aident à l’accostage.

Santa Cruz – Ténérife
Les quelques jours au port me permettent de faire le plein de gaz, gaz oil, d’eau et l’ avitaillement. L’occasion de visiter le marché municipal de Ténérife………avec des fruits et légumes exotiques (manioc, papaye, fruits de la passion, caimite africaine, pommes de terre des canaries, le tamarin, Chayote, Pitaya,……..), des pâtisseries orientales, des épices…..

Garachico – Ténérife
Peu de vent est prévu mais je me décide à quitter Santa Cruz de Ténérife. Départ matinal et mon voisin, Dick, hollandais en fait de même (lui pour aller au chantier).
Pour passer la pointe de Anaga au Nord Est de l’ile, le vent est de face et Coclico au près. On tire des bords……..Dicton marin : « Le près, c’est 2 fois la distance, 3 fois le temps …..et 4 fois la rogne ». Oui, oui………
Et ue fois la pointe Anaga passée, Coclico longe la côte nord…………………..au moteur et sous voiles. Le vent est tombé…….

Après 8 heures de moteur, nous arrivons à 2 heures du matin à Garachico. La nuit va être réparatrice.
Au réveil, alerte volcanique à Garachico sur mon portable. Le port est rempli de camions de pompiers…………Et c’est vrai que Garachico est proche du volcan de Teide……….Mais, ce n’est qu’une simulation volcanique, ouf. Après 14h, la vie du port reprend son rythme normal.

Et puis, les qelques jours restés à Garachico me permettent de faire un peu d’entretien sur Coclico et de découvrir la ville. Elle est petite (environ 5 000 habitants) et je croise quelques touristes.

Les rues sont colorées et la plage composée de galets noirs, évidemment……

Et puis des chats,…………magnifiques, près d’une plantation de bananiers

A partir de Garachico, je me décide pour randonner et voir Genovès dans les terres puis El Guinco, le long de la côte. Le dénivelé est de + de 600 m et la distance est de 11 km, pourquoi pas……Je monte, je monte, et la vue est superbe.

A Génovès, dont les rues sont colorées, je fais la rencontre d’un chat , ma foi, pas du tout intimidé.

Et, puis, je continue ma route dans un paysage vert…….Cela change !!!!! Le nord de Ténérife est ainsi car les nuages sont arrêtés par les monts.

El Guincho, je me rapproche de la mer et m’éloigne du mont Teide. Je ne grimperai pas jusqu’en haut……Et pourtant, il est beau.

Santa Cruz de La Palma – La Palma
Départ matinal de Garachico. J’appréhende un peu car la sortie est étroite il y a un peu de houle. Peut être pour cela que j’ai mal dormi !!!!!!!
Et finalement, tout se passe bien. Le cap est direct pour Santa Cruz, la mer est belle même si elle est courte et un peu hachée…….Je mange ……….Coclico est sous 1 ris, génois un peu enroulé et les milles défilent. 10 heures environ pour plus de 50 M…….Pas mal. Il est trop fort. Arrivée dans la marina avant la nuit, un marinero prend mes amarres……Et voilà.
Le lendemain, visite à la capitainerie et je découvre 2 Minis dans la marina, les voiliers qui font la mini transat en solitaire « Les Sables d’Olonne => La Palma => La Guadeloupe ». Ce sont les 1ers.
Les autres (89 en tout) suivront……….A chaque arrivée ou presque applaudissements, musique à fond et bain forcé dans le port ……quel baptême !!!.http://voilieratypik.fr/wp-content/uploads/2025/10/GH010092.mp4
En photo ci dessous, un mini naviguant sous spi vers le port.

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A la Palma, il n’y a pas que les Minis……Après m’être occupée de Coclico (rangement voiles, nettoyage intérieur, extérieur, contrôle fonds, vérification moteur, entretien des éléments au fur et à mesure (cette fois ci pilote/aussières)), un rituel, je découvre la ville, juste à côté du port, ce qui est fort pratique. Au premier abord, rues avec magasins pour touristes et puis, rues étroites et maisons colorées.

Retour sur Coclico et bavardages avec Nao : jeune fille qui fait la transat. C’est la 1ere japonaise à réaliser cette épreuve. Elle aime naviguer, comprendre le voilier, le fonctionnement des voiles, la météo…Elle aime apprendre………
La Palma est nommée la isla bonita……………elle est verte. Les monts bloquent les nuages. L’occasion, pour moi de grimper………………….un peu….Et c’est vrai que c’est joli. De la verdure, des avocats en bord de chemins. Et une maison dans une grotte….

Randonnée pas facile : je me suis un peu perdue……….Retour sur Coclico pour préparer la nouvelle navigation.

Départ matinal de La Palma => Direction La Gomera, la 2eme plus petite île des Canaries. Un avis de vent frais est en cours : la navigation est agitée – les vagues sont bien présentes et avec Coclico nous nous faisons …. secoués. D’ailleurs, le basilic, pot que j’ avais trouvé sur le ponton de Santa Cruz de Ténérife, ne supporte pas les embruns reçus dans le cockpit…….
J’ ai reduis la voilure et nous sommes sous 2 ris et la trinquette est à post……Super idée.
Certaines rafales de vent atteignent les 30 noeuds. Arrivée dans la nuit à San Sebastian de la Gomera avec toujours du vent et heureusement, Julio, le marinero, prend mes amarres. La nuit est bien méritée.
Le lendemain, surprise, Carl, rencontré à la Graciosa est dans le port et me propose un café…..Sympa …..Puis, première visite de la ville.

Douches……Et dans les douches, il est toujours aisé de réaliser des rencontres. C’est avec Armelle que je discute, personne en vacances sur le voilier de Mickaël, navigateur ayant fait le tour du monde avec son voilier prénommé Henrietta. Nous convenons d’une randonnée, le lendemain, dans le parc national de Garajonay.

Super forêt où je retrouve mousse sur les arbres, champignons, pissenlits…….Quel climat, cette île car il y aussi figuiers de barbarie, aloe vera, …..

De superbes vues et des villages encaissés…
Et puis aussi randonnées le long de la côte, l’ occasion de se baigner.

A la Gomera, persiste une tradition, le silbo gomero….. C’est un système de communication pratiqué par les habitants de l’ île et utilisé pour communiquer entre les vallées et ravins.
Voici le lien vers une chanson sur le Silbo Gomero https://share.google/GmMGSzQSsWQaMTFCT 

Ma voisine de port s’appelle Bebel et vient de La Palma. Nous avons discuté, l’ occasion pour moi de parfaire mon espagnol. Elle vient d’ acheter son voilier de 9 mètres et vit seule dessus. Bebel est atteinte d’une maladie auto immune (elle est rapidement fatiguée). Mais dans un mois, elle part naviguer…………Peut être se croisera t’on à nouveau ? Ce sera pour moi avec grand plaisir.

El Hierro – Les Canaries
Après une semaine à La Gomera, départ pour El Hierro, la dernière île des Canaries pour Coclico et moi.
Quelle navigation casse pied ……….Vent de face alors qu’il était prévu portant……Et faible. Quand à Coclico, le près, il aime. C’est proche du port de El Hierro que cela forcit. Mais quand même : 18 heures pour faire 50 milles………..Ce n’ est pas glorieux !!!!!!!!!

Je vais y rester quelques temps pour profiter de cette île, la plus petite des Canaries. Laslos, mon voisin de ponton hongrois, m’en vante les atouts : peu de touristes, douceur de vivre, beaux paysages, ……Tout un programme.
Petit bémol : la ville Valverde est a 6 km, avec un dénivelé de 600 m. Cela fait réfléchir……..et j’ apprends vite les horaires des bus.
Dès le 2eme jour, direction Valverde pour visite.

Et puis randonnées autour de Valverde…

Catherine, autre voisine de pontons, m’indique une autre promenade à réaliser : prendre le bus jusqu’à Las Puntas. Et de là, aller à Frontera en longeant la côte nord.

Et puis, au fil des jours, les rencontres se multiplient. Eric est arrivé avec son catamaran et des amis depuis la veille au port. Il a réalisé la Route du Rhum avec Liladhoc, son voilier et plusieurs missions pour Voiles sans Frontières. Lui indiquant mon souhait d’aller à Dakar puis au Sine Saloun, il me donne pleins de tuyaux sur la navigation à réaliser, son plaisir d’ être au Senegal et de rencontrer des Sénégalais riches de partage. Quelle chance, j’ ai là….. Normalement, nous nous retrouverons en Martinique en janvier 2026.
Dans le port, il y a aussi un jeune couple français qui navigue et travaille sur leur voilier. Pas toujours compatible……aussi, plusieurs fois ils ont repoussé leur départ de transat et ,………………ils ont 2 minettes à bord. Elles sont charmantes même si l’une d’entre est plus timide…….Et quel plaisir, pour moi…………Elles me font penser à mes 2 minettes restées à la maison.
Et puis, Christian. Il est allemand et vient d’Allemagne avec son voilier ……..rudimentaire : Voy Voy. C’est un ancien canoë de sauvetage en mer suédois auquel a été ajouté un mat……… d’ après ce que j’ ai compris. Christian part pour le Cap Vert puis une transat vers la Guyane.

Les escales , ce n’est pas que du bavardage et des randonnées !!!!!!!Je profite de ces quelques jours pour préparer Coclico à la navigation vers Dakar : contrôle pilote automatique, régulateur d’ allure, plein de gaz oil’, d’ eau, couture sur la grande voile, révision fixation des panneaux solaires,…..et puis avitaillement, préparation de la navigation,………..

Nouvelle ballade à El Hierro, ile qui vit de son agriculture. J’emprunte le bus jusqu’à Pozo de la Salud et prends les sentiers de randonnées. Traversée du village de la Sabinosa.

Et puis je marche à travers des champs d’Aloe Vero, vois pour la première fois, depuis que je suis arrivée aux Canaries, des vaches, des ruches, des vignes. Vin à découvrir !!!!!!. L’ile, de ce côté est verte ……par certains endroits.

A San Andres, village en hauteur de El Hierro, nouvelle promenade pour découvrir un village agricole entouré d’espaces verts, brumeux et y trouver l’arbre de Garoe, arbre sacré qui symbolise la survie de l’ile. Les habitants aborigènes ont survécu grâce à la condensation de l’eau sur ses feuilles .

Madère

Du Portugal à Porto Santo
Cela débute mal, peu de vent et Coclico est encore dans le rail des cargos au début de la 1ere nuit. Ils sont nombreux ces cargos….Et puis le vent revient et nous sortons du rail.
Les jours se suivent au rythme de mon avancée, du vent, de Coclico.
Essai de pêche. Notre vitesse est de 4 nœuds : un peu rapide mais je tente. Dès le début, j’ai une prise mais………………………….qui se détache de l’hameçon quand je le remonte ….Réessai……sans succès
Je teste mon régulateur d’allures : début infructueux. C’est une magnifique machine……………….surtout quand elle fonctionne. Et après lecture du mode d’emploi, d’une 2eme nuit en mer, je réessaie…………………et ça marche. Coclico n’est pas exactement au cap souhaité mais il en est proche…………………..et nous sommes loin du point d’arrivée.
Découverte de poissons volants sur le pont au petit matin.
Et puis le vent forcit et je suis heureuse http://voilieratypik.fr/wp-content/uploads/2025/08/GH010080.mp4
3eme jour, j’envoie un mail via le téléphone satellite à Philippe pour avoir la nouvelle météo. Réponse : portant léger. Le vent est dans le bon sens, c’est déjà ça.
Et, le vent est entre 10 et 15 nœuds et Coclico avance bien.
Je ne croise pas un seul voilier, un peu de cargos et quelques oiseaux……pas un seul dauphins.
Et puis, petit à petit, j’arrive à distinguer quelques lumières…..puis les contours de l’ile de Porton Santo…….Le phare de l’ilhéu de Cima aussi.
Etrange impression de revoir la terre ….Et les dauphins sont là !!!!!!
J’arrive au petit matin dans le port de Porto Santo : le port est petit et bondé, pas de place pour Coclico. Je me mets au mouillage. L’ile est jaune, sèche et des rafales déboulent des collines………….Des vaguelettes se forment dans le mouillage et Coclico prend des coups de gite. Je me crois encore en mer………Mais…..nous sommes arrivés après juste 5 jours de mer et avant une nuit de sommeil complète….

Porto Santo
Les 2 jours qui suivent mon arrivée, je reste à bord : les rafales de vent sont toujours là et j’en profite pour mettre Coclico en ordre.


Et les jours qui suivent, je vais à terre et…….des rencontres
Miguel, un portugais de Porto Santo, construit son voilier de 16 m. ‘Utopia’ depuis 17 ans. Son projet est d’aller en Arctique. Il a tout fait mais il reste à faire et le container à côté de son voilier contient le mat de 23 m. Il sait qu’il aura fini avant Noel …..mais ne sait pas de quelle année. Il me prête une clef à pipe de 10, outil que je n’ai pas et indispensable pour réparer le régulateur d’allure. Cela marche et finalement, il me donne une boite entière de clefs à pipe de différentes tailles.
Il y a Jens, aussi, un allemand vivant sur son voilier. Il est au mouillage juste à côté de Coclico. Il vient me voir pour m’offrir un cadeau…….Un pavillon français car le mien est lambeau.
Maelisse, Sophie et d’autres rencontrées dans le bâtiment où se situe la machine à laver le linge : et oui, c’est un lieu de rencontres et d’échanges. Maelisse vit sur son voilier avec son ami dont le métier est de réparer les bateaux, Sophie réalise des convoyages.
Juliet, une polonaise. Elle est en famille sur son voilier mais a des soucis, l’annexe est cassée ainsi que le pilote automatique.
Avitaillement au Pingo Doce du coin et enfin quelques balades qui me permettent de découvrir l’ile, surnommée l’ile dorée.

Et puis la ville, petite ville où se trouve une des maisons de Christoph Colomb

Machico
Sympa comme nom……J’arrive sur Machico dans la matinée. Le mouillage semble très rouleur……et il l’est. Le port est complet et rempli de bateaux locaux. Finalement, avec l’aide du marinero, je trouve une place à couple d’un autre voilier qui est amarré au môle.

Mélanie, une amie, me rejoint à Machico. C’est une randonneuse alors nous marchons, grimpons et découvrons ensemble les alentours de Machico.

Camara de Lobos
Un couple de Noirmoutier venu en vacances à Madère nous conseille de visiter Camara de Lobos. Nous empruntons le bus jusqu’à Funchal puis marchons jusqu’au village afin de profiter des paysages : mer bleue et plage de galets noirs. Quant à Coclico, il est resté au port

Après quelques kilomètres à pied (A Madère, cela monte et descend), nous atteignons le village de pêcheurs. Et cela valait le coup.

Quinta Do Lorde
A Machico, dans le port, Coclico bouge beaucoup et cela n’est guère confortable. Je décide d’aller à Quita Do Lorde et Coclico y va de bon cœur et moi aussi. Quant à Mélanie, elle barre…..
Quinta Do Lorde se situe à l’Est de l’ile de Madère et est réputée auprès des marcheurs…….de quoi plaire à Mélanie. Randonnée vraiment sympathique où les paysages sont magnifiques.

Au départ de Mélanie, j’en profite pour m’occuper de Coclico et commence à préparer la navigation vers les Canaries. L’avitaillement est nécessaire : il est fait à Caniçal, petite ville située à 5 Km de Quinta Do Lorde.

Et puis, rencontre avec Michel, qui vient directement des Sables d’Olonne sur son Wauquiez de 11 mètres : 10 jours de mer, et avec Loïc et Jean, autre rencontre. Ces derniers sont sur un 15 mètres, mat carbone…………Du sérieux.

Dimanche est passé à Funchal, la capitale de Madère : ballade dans les rues.