Italie du sud

Licata
Prise en main de Atypik depuis mon dernier passage. Joints de lattes de teck du cockpit refaits, carénage, graissage de l’hélice moteur.
Rencontre avec Marc et Marie Claire. Maurice, resté au port cet été, me donne un coup de main pour les courses et me file des tuyaux.

De Licata à Syracuse
Ca y est, je suis prête pour une 1ere navigation vers Syracuse. Le temps est clément et le vent dans le bon sens.
Il le sera jusqu’au cap Passero, au Sud Est de la Sicile. Ensuite, le vent à dominante Nord m’accueille. Du près tout le le long de la côte Est jusqu’à Syracuse prolonge ma navigation qui finalement se terminera au moteur en début d’après midi.
Le jeudi est consacré à la préparation de la navigation pour Gallipoli et aux courses.

De Syracuse à Gallipoli (Pouilles)
Départ pour une navigation de 220 milles en ligne droite.
7h30, je lève le mouillage. vent portant toute la journée et Atypik avance bien. Le vent est toujours stable pendant cette 1ere nuit jusqu’à l’arrivée des orages. Juste le temps de prendre le 1er ris, le vent forcit et le pilote décroche. je n’ai pas le temps de prendre un 2eme ris. Je prends la barre. Des trombes d’eau s’abattent sur nous, ce qui aplatit la mer.
Après ce passage pluvieux, nous reprenons nos habitudes : cap vers le Nord Est et ciel sans étoiles. L’entrée dans la mer ionienne est nuageuse.
La 2eme journée ressemble beaucoup à la 1ere : portant, peu de vagues. La nuit qui suit débute au moteur faute de vent. Puis orages à nouveau. Difficile de garder les yeux ouverts cette fois-ci. Heureusement, tôt le matin, le vent reprend, la mer est calme et je me permets des siestes d’une 1/2 heure revigorantes.
L’après midi, après une période de pétole, le vent tourne Nord et nous oblige à faire du près . Finalement, nous arrivons en début de soirée dans le port de Gallipoli. les marinas (Bleu Salento, Portolano) sont complètes.
Après plusieurs tours dans le port, je vois des silhouettes sur un bateau jaune et leur fais signe. Ils m’indiquent d’accoster sur le quai derrière leur bateau. C’est le quai des gardes côtes : interdiction d’y rester. Après palabres et échanges avec les gardes côtes, je peux rester sur ce quai la nuit, le lendemain, j’amarrerai sur le quai de transit.
Les jours qui suivent sont consacrés à quelques réparations : déblocage d’un winch, changement de lazy jack et à la visite de Gallipoli : dédale de rues étroites et d’escaliers.

De Gallipoli à Laghi di Sibari (Calabre)
8 heures, départ réfléchi car le vent me pousse sur le quai. Avec une garde, des pares bates et une marche arrière sur ma garde, Je fais pivoter Atypik et je sors de la place.
Halte à la pompe à Gaz oil, la manœuvre est moins jolie : Atypik se retrouve coincé entre un catamaran et le quai. Impossible de m’en sortir seule. Heureusement aucun dégât et le pompiste m’aide à déplacer Atypik.
Ensuite, 72 milles pour atteindre Laghi di Sibari.
Navigation compliquée : du vent, pas de vent, du vent, pas de vent.
En début de soirée, se rapprochant de la côte calabraise, nous avançons vers un orage. Finalement, il nous frôlera : le vent forcit, un peu de pluie et le pilote supporte. La nuit se finit au près.
Laghi di Sibari est une immense marine située derrière un banc de sables, le long du canal Stombi. Pour y entrer, je fais appel au service du pilote qui m’indiquera le chemin. Dans le chenal et canal, la hauteur d’eau est limite (inférieure à celle indiquée dans le guide nautique) mais cela passe. Luigio, le pilote connait la route. A quai, grands remerciements.
Au ponton visiteurs, il y a de la place. cette immense marina semble abandonner : presque vide, douches froides, pas de bus pour aller en ville En contre partie, le personnel est très accueillant et disponible.
Marina à la campagne.
Rencontre avec Jean Louis et Jérôme qui naviguent sur un RM 800.


De Laghi di Sibari à Cariati
Initialement, je pensais retourner dans les Pouilles, à Santa Maria di Leuca. Mais, dès le départ, le pilote n’a pas voulu fonctionner. Direction Cariati, au moteur. Dépannage par le chantier.
Rencontre avec Mickael et son épouse, des allemands qui vivent la moitié du temps à Cariati, l’autre en Allemagne. Ils en profitent pour m’emmener voir la vieille ville. Cela vaut le coup.

De Cariati à Crotone
Départ matinal, de Cariati et le pilote semble vouloir fonctionner. Navigation avec trop peu de vent. Je suis obligée de mettre le moteur lorsque nous ne dépassons pas les 1 knots. Arrivée à Crotone à 18h au Yacht Club Kroton.

De Crotone au Castella
Vent SW pour le début da la navigation, très perturbé au niveau du cap Colonne. Le vent change de direction, de force très vite. Réglages obligatoires des voiles pour avancer. Je suis un voilier qui finalement craque et affale les voiles pour mettre le moteur. Passé le cap Colonne, direction Le Castella avec un vent forcissant : 15 à 20 noeuds.
Le port est petit et l’entrée dans la marina est normalement draguée à 2 mètres. N’étant pas sûre, je ressorts du port et interpelle des personnes rentrant dans le port sur un petit voilier. J’ai beaucoup de chance, Franco De Santis m’accompagne pour trouver une place dans le port. Je peux y rester 3 nuits : un avis de vent frais est annoncé.
Pendant ces jours, Franco, moniteur de voile, me propose de participer aux cours de voile ce qui me permet de découvrir la côte de plus près, m’oblige à apprendre quelques mots italiens. Super séjour.
Pour plus d’infos sur des cours de voile en Calabre : ostro.it


De Castella à Rocella Ionica
Départ matinal pour arriver avant la nuit. Le vent est passé, peu de vent pour le départ. La mer est belle et le moteur est en marche. Le vent revient et Atypik avance au près bon plein, allure qu’il aime. Arrivée avant la tombée de la nuit. Accostage sur un catway.
Découverte d’un cimetière à bateaux dans le port, visite de la ville.

De Rocella Ionica à Naxos Giardini
Du vent. Du vent dès le départ et dans le bon sens. Atypik avance bien jusqu’au milieu de la nuit où la pétole arrive. Après 3 heures de moteur, vent de Nord Ouest qui fait arriver en fin de nuit à l’approche de Taormine.
Mouillage à Naxos Giardini devant le port. Repos. Visites et baignade.

De Naxos Giardini à Riposto
Départ avec vent portant. Arrivée devant Acireale, joli petit port de pêche. Pas de place pour Atypik et bouts qui trainent dans l’eau. Je rebrousse chemin pour arriver en milieu d’après midi à Riposto, au pied de l’Etna.

De Riposto à Syracuse
Départ matinale et arrêt au poste de GO.
Peu de vent puis cela monte……un tout petit peu. Atypik est au portant. La côte est jolie et contractée avec les couleurs.
A l’approche de Syracuse, pluie, trombes d’eau, mouillage difficilement visible : Atypik est rincé. Arrivée de nuit au mouillage après la pluie et avant l’orage. Il y a du monde au mouillage …protégé.

De Syracuse à Ragusa
Repos à Syracuse. Je retrouve Pierre Olivier, navigateur solitaire. Nous décidons de partir ensemble de Syracuse pour faire la route ensemble. Atypik est plus grand et est devant mais sous spi, Pierre Olivier nous double. Vent portant de 10-12 noeuds jusqu’au cap Passero. Le tonnerre gronde sur terre…..Réduction de voiles et orages, trombes d’eau, visibilité limitée et …..plus de pilote automatique. Difficile de stabiliser Atypik au portant après l’orage. Je suis Pierre Olivier jusqu’à Ragusa. Accueil sympathique malgré une manœuvre ratée pour prendre la place de port. Réparation du pilote : problème de connexion électrique à priori.

De Ragusa à Licata
Peu de vent dans le port de Ragusa pour le départ. Par contre, à la sortie, cela change. 2 ris dans la GV………Pour tout enlever et arriver à Licata sous 8-10 nœuds vers 17h. Je ne reconnais personne sur le ponton.
Atypik est à bon port après cette virée vers les Pouilles puis la Calabre. Hivernage.