Des Canaries vers Dakar
Quelle navigation !!!! 7 jours pour les 800 Miles à parcourir, une météo ventée et pas de réseau sur mon téléphone satellite pour recevoir la météo…… Un peu de stress quand même.
Au départ, la météo est clémente et nous filons les miles avec Coclico et puis cela se calme et toujours pas d’accès au réseau satellitaire. Les discussions sur la VHF vont bon train Un voilier signale une pirogue à la dérive dans les parages ……..La veille est de mise. Et j’en profite pour demander aux voiliers naviguant autour de moi la météo…..NE force 5-6 avec rafales ……..Et de la mer……….Le repos n’est pas prévu.
Et en effet, cela souffle. Sur une vague, Coclico « surfe » à 11,9 nœuds. Le cockpit en tremble…..Je décide de prendre un ris dans la voile avant afin de soulager Coclico …..Mauvaise manœuvre et elle se déchire. Je l’affale et la rentre à l’intérieur. Sans, nous filons quand même……….mais moins vite que que les autres voiliers (ils sont plus grands) et je me retrouve toute seule sur l’eau au bout du 5eme jour. Je contacte un cargo par VHF pour la météo et ….super, je retrouve Kildir un voilier canadien. Nous finissons la route ensemble . Il arrive 2 heures avant nous à Dakar.
Au mouillage, le temps de ranger les voiles, Mustapha vient me voir pour savoir si je veux aller à terre…….Trop fatiguée, ce sera pour demain.
En conclusion, navigation rapide mais un peu tendue et pas du tout reposante ……….une voile déchirée ………mais vraiment contente de l’avoir fait (7 jours de mer seule pour la 1ere fois) et d’être arrivée.

Dakar
Le mouillage se situe au Cercle de Voile de Dakar. Pour s’y rendre, un bateau taxi fait les allers retours. Il suffit d’appeler Sadio la semaine et Mustapha le week end. Les numéros de téléphone s’échangent………..Et pour quelques CFA, Mola ou bien Ibrahim prennent les jerrycans de Gaz oil, les bidons d’eau vides et se chargent de les remplir. Au cercle de voile de Dakar, je trouve Diego qui réalise les réparations sur voiles. Et puis, je reste plusieurs jours bloquée sur Coclico avec l’assistance pour comprendre le dysfonctionnement de mon téléphone satellite. Finalement, rien ne m’est proposé. Je leur suggère alors d’adresser un nouvel appareil à mon frère en France qui doit venir me voir au Cap vert. La solution est adoptée et je peux enfin me balader. Petite balade finalement car je décide de partir au Siné Saloum en escadre avec 2 voiliers québécois….et y découvrir 3 villages.

Djiffer
Après 2 jours de navigation pour atteindre le Siné Saloum et une halte à Saly, voilà Coclico arrivé à Djiffer, 1er mouillage dans le fleuve. Dès notre arrivée, Etienne, un français, qui a appris la voile à Saint Brieuc, nous invite à diner. Au menu, pates aux crevettes du Siné Saloum.

Et puis le lendemain, visite du village de pêcheurs. Pêche en pirogues ou bien directement sur la plage avec lancement de filets.


Au village, dès qu’une pirogue arrive chargée de poissons, des acheteurs accourent pour voir les prises et cela marchande. ….Mais, les ressources s’amenuisent et les piroguiers sont obligés d’aller de plus en plus loin en mer.
Et puis, pas de voiture, le moyen de transport est une charrette tirée par un âne
Enfin, beaucoup de sacs en plastique au sol : le ramassage des ordures est très limité.


Moundé
Moundé se situe dans un petit bolon du Siné Saloum. Coclico slalome entre les parcs à crevettes et les casiers pour l’atteindre. Arrivée le soir au mouillage

Le lendemain, après une 1/2 d’annexe, nous atteignons, toujours avec les québécois, le village. Quelle tranquillité et quelle nature…….Des superbes arbres dont des Baobabs….

Et puis visite du village : sable dans les rues, charrettes et vêtements colorés.


L’accueil y est très chaleureux et les échanges nombreux avec des hommes jouant aux dames à l’abri du soleil sous un arbre, avec les enfants, les écoliers qui sortent des cours, les femmes dans la rue.




Et puis visite d’une classe et échanges avec le professeur principal.

Hakuna lodge
Hakuna Lodge est un village touristique. Coclico est mouillé juste devant un hotel où il est possible de prendre une douche. Quel luxe !!!!!!Dans la majorité des villages du Siné Saloum, l’eau courante n’existe pas.
Pour atteindre le village, 40 mn de marche est nécessaire, l’occasion de découvrir le paysage, encore différent.

Et puis, visite du village avec Binta, une habitante de Hakuna Lodge. Balade dans les rues, sur la place principale qui a son arbre central, ses boutiques et…..le téléphone arabe.


Yande, une jeune africaine, pile le mil pour le repas familial

Et puis retour au mouillage………………….Nous nous faison dépasser par un troupeau de zébus.

Et il fait chaud. Les arbres sont les bienvenus pour se mettre à l’ombre un instant.

Retour à Dakar
Après quelques jours passés dans le Siné Saloum – avec des perces oreilles, des criquets et des moustiques ….. dans le bateau………….Je retourne à Dakar pour réaliser les formalités de sortie et préparer Coclico pour la navigation vers le Cap Vert.
Au mouillage, devant le Cercle de Voile de Dakar, je retrouve un ami, Hervé, pas vu depuis 35 ans…..Il ne me reconnait pas mais moi si. Nous passerons pas mal de temps ensemble à bavarder, travailler sur Coclico, se promener. C’est un amoureux du Sénégal.
Et puis, c’est le départ, au revoir à Sadio, Mustapha, Mamadou, Haicha, Sorna,…….toutes des personnes du cercle de voile de Dakar extrêmement sympathiques et accueillantes……..comme l’ensemble des Sénégalais.