Direction Plouer sur Rance

Apres Camaret, nous reprenons la mer Coclico et moi. Direction l’ Aber Wrach où je retrouve Philippe, un ami navigateur, puis Roscoff. Pendant toute la navigation, des dauphins nous accompagnent et jouent avec l’étrave de Coclico.

A Roscoff, Véro, une amie comédienne, vient me voir. Elle me fait visiter sa région d’enfance. L’occasion, pour moi de découvrir Morlaix. Jolie ville.

Puis direction Perros Guirrec avec son granit rose

Puis direction Tréguier, avec le courant. La navigation est rapide : Coclico est sur un tapis roulant.
Visite de Stéphanie avec ses filles. Puis randonnée autour, dans la verdure….au frais.

Retour vers la Bretagne

Départ vendredi 10/07 dans la matinée :
C’est vu avec Hervé, l’ami routeur. La météo est propice. Mon voisin anglais largue mes amarres. Lui, il partira dans l’après midi pour Falmouth en Angleterre.
Coclico longe la côte Est de Sao Miguel. beaufort au travers.

Et puis appel à la VHF : « Lady Me pour Coclico , Lady Me pour Coclico « . Toujours agréable d’entendre le nom de mon voilier par VHF. Lady Me et donc Melinda et Loïc rentrent sur Sao Miguel. On ne fera que se croiser sur l’eau.
Coclico contourne la point Est de Sao Miguel et nous commençons à remonter vers la Bretagne.
Message de Hervé : « Le vent sera tonique autour de 20 nœuds jusqu’en fin de journée. Il diminuera par la suite. »
Ca, pour être tonique, il est tonique le vent : 20 nœuds , rafales à 28 juste de face. Je réduis la voilure pour la nuit. Mas pas suffisamment : Coclico tape dans les vagues : les mouvements sont brutaux et je ne me sens pas bien. La nuit se passe sans dormir.

Samedi 11/07 :
Toujours du vent. Je réduis à nouveau la voilure au petit matin. Et il y a de l’eau à l’avant. Cela n’était jamais arrivé.
Et enfin…..En fin d’après midi, le vent se calme.

Jours suivants :
La vie est belle : 3 Beaufort puis 5 puis 3, allure de travers ou près bon plein. Que du bonheur.. Et tous les matins, Hervé m’envoie la météo et le cap à suivre pour faire la meilleure route. Facile !!!

Cette eau dans les fonds m’interpelle. Je n’aime pas trop et j’ai des craintes sur son entrée. Par prudence, je préfère changer de destination : ce ne sera pas Concarneau mais Camaret : moins loin et plus proche de la maison.
Et puis la navigation continue tranquillement, la mer est calme, le vent aussi et les MN s’accumulent au compteur.

Mercredi 15/07 :
Un voilier sur l’eau , autre que Coclico. Appel à la VHF. C’est Imagine qui se dirige vers Brest. Echanges d’infos : ils me demandent la météo. Renseignements précieux pour les marins.
Un papillon est venu se reposer dans le cockpit. Nous sommes à plus de 350 MN des côtes. Chapeau.

Jeudi 16/07 :
Depuis 6 jours, Coclico vogue entre les Açores et la Bretagne et Tudo Bem (Tout va bien en Portugais)……puis pétole (pas de vent en langage marin)…
Coclico avance bon an mal an au gré de la risée diesel (moteur en langage marin). La mer est calme : les nuages sont dans l’eau et l’horizon : où est il ?

Et puis le vent revient. Enfin entendre uniquement le son de la mer sur la coque de Coclico.

Vendredi 17/07 :
Aujourd’hui, banc de dauphins et banc de puffins

Jours suivants :
Et puis les jours se suivent et la météo change : 20 voire 25 nœuds de face. On avance……enfin surtout Coclico sur une mer agitée. Cela tape, gite, cogne. Coclico est rincé par les vagues qui passent sur le pont. Et moi, je passe une bonne nuit malgré les mouvements et le bruit. Confiance en Coclico.
Petit matin : Connexion avec la terre . Mais parfois, cela ne passe pas. Zone blanche en mer avec le téléphone satellite ? Et cela veut dire pas de météo ni d’instructions de Hervé. La navigation se fera au bon sens marin.
Finalement, connexion établie : Plus de vent annoncé pour aujourd’hui et demain : Force 7. J’espérais le contraire. Il faut tenir le coup, Coclico aussi.

Lundi 20/07 :
Cela dure. Toujours beaucoup de vent. Philippe, autre ami navigateur, m’envoie les bulletins météo aussi.

Mardi 21/07 :
Des globicéphales viennent nager autour de Coclico. Qu’est ce cette carène noire ? A manger ?
Essai de génois pour garder une vitesse constante. Je peux plus facilement le diminuer ou l’augmenter.

Mercredi 22/07 :
Nuit correcte. Et le vent ne diminue pas : rafales à 24 nœuds et vent toujours de face.
Des dauphins au réveil et ils n’ont fait que passer.

Jeudi 23/07 :
Il fait froid la nuit, en quart.

Vendredi 24/07 :
Arrivée dans la nuit du 24 au 25 à Camaret.

Le port est plein : je me mets à couple d’un voilier de 12 mètres. Repos.

Et au petit matin ; bruit sur Coclico. Des navigateurs anglais déplacent mon voilier avec les amarres et sans me réveiller : la classe.

Passage du tour du Finistère à la voile à Camaret :


Les Açores

Faial – Horta
Beaucoup de voiliers arrivent à Horta après une transat retour…..Mais Coclico est petit (vraiment petit par rapport aux autres voiliers) et les marineros nous trouvent une place. Ce sera plus facile pour réparer la ferrure de l’étrave. Hervé s’y attelle..

Bien sûr, d’autres petites bricoles sont à réaliser sur Coclico après cette transat de 26 jours. Mais, j’aime marcher dans le port de Horta et j’y découvre les murs colorés des dessins des bateaux passés par Horta : un patchwork aux couleurs flamboyantes.

Quelle chance, j’y retrouve les dessins de voiliers rencontrés lors de mon périple.

Et je me lance………………Tout simple et surtout à ne pas regarder de trop près.

Randonnée à Porto Pim, baie faisant partie du parc naturel de Horta. Plage et quartiers de Horta.

Velas – Sao Jorge
Direction Sao Jorge maintenant que Coclico semble en forme. les 22 MN sont parcourus rapidement. Le vent est de travers et Coclico file à 5 noeuds. Arrivée au port de Velas en début d’après midi. Il y fait bon et le port, petit et calme, est entouré de falaises.
J’y retrouve Melinda et Loic sur le voilier Lady Me, rencontré la 1ere fois entre El Hierro (Ile des Canaries) et le Sénégal via la Vhf. Ils m’avaient donné la météo lorsque mon téléphone satellite ne fonctionnait pas.
Le soir, représentation de MangeNuages, un catamaran cirque.

Sao Jorge est une ile longue de 54 km et est constituée de nombreuses falaises abruptes….des randonnées à faire alors. Elle est verte aussi : son économie repose sur l’élevage et les prairies ne sont que de vastes pâturages séparés par des murets.

Puis visite de la côte nord de l’ile avec Véro et Thierry, un couple de français naviguant sur leur voilier « L’aventure3 ». On y va en voiture. D’abord, visite d’une fromagerie et puis nous découvrons les Fajas, parcelles ou bien lagunes constituées de roches tombées des falaises.

Et randonnées long de la côtes pour voir tout cela de plus près.

Topo – Sao Jorge
Direction le bout de l’île……tout à l’est, un village s’appelle Topo.

Angra Do Heroismo – Teircera
Départ tardif, cette fois ci et navigation nocturne et tranquille pour arriver le petit matin au mouillage de Angra Do Heroismo. C’est calme. Visite à la capitainerie et 1ere balade dans les rues de la ville. J’en profite pour aller dire bonjour à Sarah et Nicolas sur leur voilier Somewhere. Ils partent le lendemain. Puis repos quand même…..
Et, les jours suivants, découverte de la ville et de l’ile. Cela monte et descend dans les ruelles ….colorées.

Dans le jardin public, également,

Puis retour au port pour un gouter sur Paouf, voilier rencontré à Sao Jorge.

Monte Brazil – Teircera
Randonnée sur le Monte Brazil : 8 km avec peu de dénivelé. Points de vue en perspective et cela permet de dégourdir les jambes. Départ du port de Angra Do Héroismo, dans les ruelles.

Et marche facile dans le parc, les chemins sont bien délimités et les points de vue sympathiques.

Et puis des rencontres….sympathiques également,

Rencontres surprenantes quelquefois

Toujours une vue sur la mer à partir de ce Monte Brazil, aujourd’hui très calme

Et de nouvelles rencontres

Et retour sur Coclico resté sagement au mouillage, à travers les ruelles de Angra do Heroismo.

Biscoitos – Teircera
Départ de Angra do Héroismo pour atteindre Biscoitos…en bus. Quel nom !! Petite bourgade au bord de la mer. C’est la ville (petite) et la campagne….Paisible. Comme les habitants.

Et aussi la mer

Et par hasard, je retrouve Véro et Thierry. On continue la visite ensemble

Gruta do Natal – Teircera
Poursuite de la découverte de l’île avec la visite de la Gruta do Natal : une des 2 grottes de Teircera qu’il est possible de voir. On y observe des structures géologiques de différentes types de laves. C’est un tube de lave de 697 m de longueur au total. Une 1ere pour moi.

Furnas de Enxofre – Teircera
L’île est verte et l’on monte vers Algar do Carvao pour y voir le champs de fumerolles : Furnas de Enxofre : manifestation volcanique caractérisée par l’émission de gaz volcaniques de différentes températures.

Serra do Cume – Teircera
Puis, nous atteignons……en voiture, le point culminant de Teircera, sur la commune de Praia da Vitoria et vue sur la vaste plaine intérieure de l’ile avec ses cerrados (champs clos typiques) séparés par des murets de pierres volcaniques et des haies de hortensias.

Véro et Thierry continuent leur visite vers le Monte Brazil. Déjà fait pour moi, il me dépose au port de Angra do Heroismo et retour sur Coclico resté au mouillage.

Ponta Delagada – Sao Miguel
Au revoir à Véro et Thierry qui partent pour Aurigny (iles anglo normandes). Ils retournent chez eux en Suède.
Quant à Coclico, direction Salo Miguel à 95 MN de Teircera. Départ matinal et vent de face. Coclico est au près, allure qu’il aime. Nous avançons sur une mer calme et les virements de bord sont au programme. Dauphins, ceux là sont petits.
Arrivée le lendemain à Ponta Delgada sur Sao Miguel. Sur le ponton, j’y retrouve Adrien, navigateur rencontré au Marin, en Martinique.
Visites au bureau du port puis à l’immigration et enfin la ville……colorée et dessinée.

J’y apprécie les fresques.

Puis retour sur Coclico pour un repos mérité après une navigation de 24 heures.

Sao Miguel – Furnas
Cela bouge beaucoup dans le port : le vent est d’est et la houle rentre. Très désagréable. Après avoir bien réamarré Coclico, direction Furnas….en bus pour une randonnée autour du lac, voir les fumeroles et visiter la ville.

Et la ville

Ponta Delgada – Sao Miguel
Préparation de Coclico pour une nouvelle traversée. Celle ci sera vers la Bretagne. Et, en attendant une météo propice, flâneries dans Ponta Delgada.

L’ouest de l’île de Sao Miguel
Michel, du voilier Paouf, me propose la visite de l’Ouest de l’ile en voiture. Bonne idée !!!! A pied, c’est loin. Direction Carvao avec ses champs délimités par des haies d’hortensias, aqueducs recouverts de verdure et ses forêts. Quels paysages !!!

Et direction les lacs : l’un bleu, l’autre vert. Difficile de savoir lequel est vert, lequel est bleu !!!!

Et la mer, à Ponta da Ferraria où il est possible de se baigner dans des piscines naturelles avec une eau …..chauffée par une source thermale atteignant des températures d’environ 40°…….Mais que de touristes…comme moi !!

La transat retour

Livre de bord de la transat retour

Le 10/05 :
C’est le départ. Il y a du vent. Christian sur son voilier Voy Voy préfère partir demain et m’aide à lever l’ancre.
Dans la baie de Marigot, en annexe, Bryan, un américain et Mel et Claudio, boliviens, viennent me dire au revoir. C’est sympa.

C’est vrai qu’il y a du vent et je dois me réhabituer aux mouvements de Coclico. Ca gite, ça tape, ça bouge….Près de 4 heures pour reprendre mes marques mais cela va mieux. Coclico file à 5 nœuds et le soleil brille. Il fait chaud en pleine mer.

Le 11/05 :
Grains dans la nuit: pluie, vent et réduction de voilure. Coclico est rincé…….Et puis navigation cool. Allure près bon plein et Coclico adore……moi aussi. La mer est tranquille : 1 à 1,5 m de vagues. Nettoyage des panneaux solaires pour profiter pleinement du soleil avant la tombée de la nuit.

Le 12/05 :
« Du 12 mai 7h au 13 mai 7h, cap 17° à 80° du vent. 11 à 15 nœuds. A partir du 13 mai, cap 30° puis 18°. 90° du vent. 15 à 20 nœuds »
Comme tous les matins, contact avec la terre. J’envoie ma position à un ami sur terre, sur son voilier, et il m’envoie les instructions de navigation . Contacts précieux et je garde un lien avec la terre.
C’est calme cet après midi. Moins de vent que prévu . Coclico trotte.

Jours suivants :
Et puis la navigation continue. Coclico avance bien, les nuits sont calmes. Quelques soucis : un peu d’eau dans le bateau, des sargasses qui m’empêchent d’utiliser le régulateur d’allure. Mais rien de grave.
En 7 jours, près de 770 MN. Je n’ai pas vu le temps passé…..

Et puis le 20/05, à la nuit tombée :
Diner dans le cockpit, la nuit est tranquille. Et bruit, la voile avant est passée à l’arrière de la GV……
Sur le pont, je constate que le tambour de l’enrouleur n’est plus amarré à l’étrave. Tout doit aller vite : ne pas démater…..Amarrage comme je peux du tambour : un vrai danger en mouvement et pose de l’étai largable…..Peu de vent cette nuit, j’ai de la chance. Je reste simplement sous grand voile.

Jours suivants :
Un vrai coup dur, cette avarie. Bien sûr, il y a l’étai largable…. Et j’enroule la drisse de spi autour de l’enrouleur pour l’empêcher de trop bouger ……Mais le moral est bas : j’ai peur de démâter et il nous en reste des MN à parcourir. Va t’on y arriver aux Açores ? …………….
Utilisation du solent et de la trinquette en remplacement du génois sur enrouleur et changement de voiles régulièrement à l’avant. Cela me rappelle ma jeunesse……..Et Coclico avance…..lentement : je le sous toile..

Et puis je reçois des encouragements d’amis marins :  » Tu vas y arriver », « Navigues comme tu as l’habitude, avec prudence », « Mange du chocolat »….Cela fait du bien……Et j’en mange du chocolat.

On y arrive, on y arrive :
2 jours avec 30 nœuds de face : nous avons reculé !!!!,….Et là, c’est vraiment dur. ….Et puis…….. du vent portant……Du soleil…… Enfin !!!!!!! Un pur bonheur.

Je retrouve mon plaisir d’être en mer…….. Coclico continue sa route… Une tourterelle nous accompagne. Elle est restée quelques heures pour se reposer …..Agréable compagnie.

Et la vie continue sur Coclico. Nous avançons doucement, tranquillement. Et Horta approche.
Le 5 juin, 22h30, je suis dans l’avant port de la ville d’Horta, mon point d’arrivée. Hervé, l’ami routeur et navigateur, qui est arrivé depuis une semaine, m’indique où mettre l’ancre…… Cela aide…..Et repos..
Transat retour terminée après 26 jours en mer. Ce n’est pas une performance mais ….je suis soulagée : Arrivée et Coclico a toujours son mat à post.

Saint Barthélémy – Saint Martin

Saint Barthélémy
Après La Guadeloupe, direction Saint Barthélémy. Départ du mouillage de Deshaies vers 8h. Passage à côté de Eventide V, le voilier de Jean pour lui dire « Au revoir ». Pas un adieu : normalement, on se revoit à Saint Martin.
Le ciel est nuageux, vent de direction Sud Est, Force 4. Je hisse les voiles : 1 ris et génois pas entièrement déroulé. Coclico file. Et puis, dans le canal entre La Guadeloupe et Montserrat, des vagues de travers éclaboussent Coclico. C’est humide !!!!!
Et on avance, on avance. 116 MN à parcourir.
La nuit, le ciel est étoilé……en attendant les orages et les grains.
Finalement, rien de tout ça mais du vent jusqu’au bout. Coclico arrive au petit matin dans l’anse du colombier. C’est venté : 6 essais de prises de coffre avant de réussir. La fatigue se fait sentir. Et puis arc en ciel.

Visite de l’ile
Je retrouve André, habitant de Saint Barthélémy qui me fait visiter « son » ile. Gustavia, la ville principale. J’en profite pour réaliser les formalités d’entrée auprès de la Capitainerie.

Et puis, nous traversons les bourgs Corossol, Grand fond, Touany, Marigot, Lorient et Colombier. On y rencontre des tortues terrestres. Les plages sont belles mais celles de la côte au vent ont des Sargasses (comme toutes les autres iles d’ailleurs)

Et puis retour sur Coclico où là, je me rends compte avoir perdu mon passeport !!!!!!! C’est un peu la panique ….mais calmement. Les questions arrivent : vais je pouvoir finir mon voyage ? Est ce un geste manqué ?………………

Lundi, retour sur terre pour retrouver (je croise les doigts) mon passeport. Passage à la capitainerie et …….sauvée. Je l’avais laissé par mégarde à la Capitainerie.
Suite de la visite de l’ile avec André. Et découverte du Catamaran : « Mange nuage« , un catamaran cirque à la voile. Ils s’entrainent sur le quai du port de Saint Bathélémy : http://voilieratypik.fr/wp-content/uploads/2026/04/1000011055.mp4 et normalement, je vais les retrouver aux Açores.

Retour sur Coclico. Demain, départ pour Saint Martin, ile située au nord de Saint Barthélémy, pas très loin.
J’y retrouve également « Lézard ». Et oui, depuis peu, j’ai de la compagnie sur Coclico.

Saint Martin
Départ matinal pour Saint Martin. Cela file et Coclico est fier avec ses nouvelles voiles. Arrivée en début d’après midi dans la baie de Marigot, où je retrouve le voilier Voy voy rencontré la 1ere fois à El Hierro aux Canaries. Son propriétaire, Christiano, est allemand. On parle anglais, enfin surtout lui !!!
La baie de Marigot n’est pas spécialement jolie mais, l’endroit est idéal pour préparer Coclico pour la transat retour et pour réaliser l’avitaillement. Et puis, les couchers de soleil sont beaux.

Le lendemain, transfert de anciennes voiles de Coclico sur le voilier Voy voy. Elles doivent être adaptées mais Christiano semble satisfait. En échange, il me donne du matériel de pêche : il va falloir que je fasse mes preuves !!!

En ville, retrouvailles avec Rémy, un navigateur du Minihic sur Rance, marrant. Il part dans les jours qui viennent pour la transat retour : il y a un peu de tension dans l’air ……

Pour tous les navigateurs sur le point de départ pour la transat, une conférence sur la transat retour est organisée à terre. On y parle route, météo et aussi avitaillement. Intéressant. Et un vieux loup de mer relate quelques anecdotes.
J’y rencontre Delphine et Emile, un jeune couple québécois pour qui la transat n’est pas d’actualité, plutôt une navigation vers le nord.

De retour sur Coclico, nouvelles arrivées de voiliers rencontrées auparavant. C’est fou, c’est plaisant et c’est marrant. Je les ai vus aux Canaries, à Dakar ou bien à Mindelo et on se retrouve ici pour …….repartir. Mais quel plaisir d’échanger quelques mots avec des amoureux de la mer

Carnaval à Philisburgh – Saint Martin côté hollandais
Virée à Philisburgh, capitale de Saint Martin, côté hollandais pour voir le canaval : musique, costumes et danses au programme …….Tout ça sous une chaleur ……http://voilieratypik.fr/wp-content/uploads/2026/05/2026_01_StMartin-Carnaval.mp4

Déjà des départs
C’est le mois de mai. Et c’est donc le début des départs pour une transat ou pour aller vers le Nord.
Ce matin, on vient dire au revoir à Coclico : Emile et Delphine et puis Marc et Mar et puis Jean avec son chien Fado et puis Stephan et puis Serge et Martine.

Certains montent vers le Canada, d’autres traversent pour les Açores. Pour ceux là, nous nous sommes donnés rendez vous.

Et Daniel, sur le voilier Kildir, arrive à Saint Martin. Nous avons navigué en escadre au Sénégal, nous nous sommes retrouvés à Mindelo…….et maintenant à Saint Martin. Le plus marrant est que Daniel est le père de Emile avec qui j’ai sympathisé précédemment.
Quant à Rémy, navigateur habitant le Minihic sur Rance , c’est le jour du départ….pour les Açores

Daniel part à son tour…….pour les Bermudes puis le Québec. On s’est donné rendez vous là bas……….plus tard.

Le mouillage où Coclico est ancré se vide petit à petit. C’est l’heure du départ pour nous aussi. Direction les Açores.
Mais avant, dernière Ballade dans Saint Martin.

Et avitaillement. Melissa, une bolivienne, qui est en bateau avec son ami, me propose de venir me chercher avec son annexe. Sympa. Finalement, elle fera le taxi, Christian nous accompagne. Sur cette annexe, 3 personnes et 3 pays : Bolivie, Allemagne et France. Marrant, non ?

Départ dimanche, pour les Açores, Coclico est prêt, enfin, je l’espère..

« S’éloigner de tout rapproche de l’essentiel » L. PEYRON

La Guadeloupe

Ca y est
Ca y est, j’ai récupéré mes nouvelles voiles : blanches, propres, raides……….Super.
Après 2 mois passés en Martinique : à naviguer sous le vent des côtes :http://voilieratypik.fr/wp-content/uploads/2026/03/2026_03-Martinique-Liladhoc.mp4, à retrouver des navigateurs, trices rencontrés au fil de mon voyage sur Coclico

à découvrir des régates typiques , à marcher, randonner,………….., toujours trouver le coucher du soleil joli….

je monte vers la Guadeloupe….Enfin.

Mais avant, dernière escale à Saint Pierre, pour dire aurevoir à Marie Claire et ses amis du bord de mer et pour découvrir le Carbet, petite ville au sud de Sainte Anne. Pour y aller, je marche dans la nature.

Et arrive au Carbet, toujours au bord de la mer avec des mouettes à foison et des œuvres d’une plasticienne de Caracas (Vénézuela). Œuvres qui retracent l’abolition de l’esclavage en 1848, l’éruption de la montagne pelée en 1902 et l’année de naissance en 1913 de Aimée Césaire

Retour sur Coclico au mouillage. Atypik est là aussi….Atypik est mon ancien voilier. Sympa cette photo de ces 2 là qui ont fait la transat. Merci Florian !! , propriétaire de Atypik

Marie Galante
Quel nom !!!!! Marie Galante, impossible d’y résister……Mais, elle se fera désirer.
Départ en début d’après midi de Saint Pierre . Du vent, un peu puis plus entre la Martinique et la Dominique. Et cela change la vie, des nouvelles voiles. Coclico avance à 6 noeuds voire 7. Pas mal pour mon petit voilier.

Et puis, nous arrivons sous le vent de la Dominique et là, plus de vent. Et même avec de nouvelles voiles, Coclico n’avance pas : moteur !!! Et le vent revient, puis disparait puis revient, puis disparait……..Oh, quelle nuit sans repos, à régler les voiles pour éviter de remettre le moteur.
Entre la Dominique et Marie Galante, que de sargasses, de grains. Les voiles sont rincées…….moi aussi. Et puis, un globicephale ….
Arrivée au petit matin à Marie Galante, au mouillage de Sant Louis plus précisément après avoir tiré des bords. Et oui, Marie Galante s’est faite désirer.

Courses dans le bourg et je retrouve Lola et Dono avec leurs 2 garçons du voilier Balaou, rencontrés à Dakar puis Mindelo. Leur traversée de l’Atlantique s’est bien déroulée malgré une voie d’eau sur la fin. Ils ont dû écoper.

Et puis randonnée pour découvrir l’ile. L’île est verdoyante, colorée et agricole….

J’y découvre une orthographe, des panneaux routiers…… Pas mal quand !!!

Et je retrouve Coclico pour quelques travaux d’entretien.

Les Saintes
Départ matinal de Marie Galante pour les Saintes : ilots à l’ouest. Le vent pousse . Coclico est sous 2 ris avec son génois pas complétement déroulé. Les rafales montent à 25 noeuds, ce qui est pas mal. Coclico file et nous arrivons au mouillage de l’anse Fond Cure en fin de matinée. Quelques bouées sont libres : j’en choisis une en espérant l’attraper du 1er coup : seule et avec du vent, cela peut être scabreux………..Et quand je me décide à faire la manoeuvre, je retrouve Floran, en annexe, pour m’aider…..Et voilà. Coclico est amarré

Visite de la ville, petite ville bien touristique………..colorée avec des boites aux lettres particulières. Nouvelles normes saintoises, peut être

.

Et puis rando……….. après le bateau !!!!! Direction le Morne Le chameau. Y a t’il 2 bosses ?
Le sentier est agréable et on y fait de belles rencontres.

8 km, 330 m de dénivelé. Pas mal pour moi mais ça valait le coup !!

Rivière Sens
Petit à petit, je me rapproche de mon point de départ pour la transat retour en Mai. Rivière sens est une petite marina située sur Basse Terre. La navigation des Saintes est simple et facile…….avec un grain quand même. Coclico file. Arrivée dans la marina, je retrouve le voilier Eventide V avec Jean et son chien Fado, rencontrés d’abord à Mindelo au Cap vert puis à Saint Pierre en Martinique. Objectif pour eux : Nouvelle Ecosse au Canada. Eki, Un équipier les rejoint pour cette navigation.

Anse Deshaie
Départ de Rivière Sens avec l’aide d’un marinero pour me sortir de la place. Et puis Coclico monte vers le Nord. Du près avec un peu de vent qui arrive à changer de Direction : effets de côtes. Je règle les voiles et Coclico suit…….Et puis, plus du tout de vent : moteur (c’est la risée Diesel)…..10 minutes et le vent revient…….C’est ça la mer. Arrivée dans l’après midi à Anse Deshaie : mouillage avec bouées. C’est joli.

Le lendemain, au réveil, je découvre des pêcheurs remontant un filet. Y a t’il des poissons ?

Et puis ballade dans la ville pour la découvrir, Coclico reste au mouillage.

Randonnées autour de la ville : Pointe du Gros Morne, Le Gouffre, Morne Bois d’inde, Morne Mazeau, Pointe batterie et Morne Bassin. Belle balade verte avec quelques points de vue

De retour, je croise Jean en annexe et moi sur mon canoé sur l’eau : amusant comme lieu de rencontre !!!!!! Promis, on se voit demain

Les Grenadines

Coclico peine depuis la fin de la transat. Les voiles vont de plus en plus mal : la Grand Voile est maintenant déchirée à 2 endroits et le Génoa commence à l’être. Difficile de naviguer.
Un ami me propose d’embarquer une semaine sur son catamaran pour aller aux Tobago Cays dans les Grenadines. Bonne idée.
Je laisse Coclico pour un Outremer 49 : une seule coque est 2 fois plus grande que Coclico. Et l’eau et l’électricité sont en abondance…..

J’embarque. Après une première escale en Martinique et une randonnée,

Direction les Tobago Cayes. 90 MN en 12 heures, navigation rapide……Les fous nous accompagnent et certains viennent se reposer sur l’une des coques.

1ere escale à Béquia pour les formalités et la découverte de l’île.

Et puis les Tobago Cayes. Et là, c’est beau : eau turquoise, sable blanc, palmiers et dans ce mouillage, je nage avec les tortues et les raies. C’est féérique.

Il y a un barbecue sur une des îles. Nous y allons pour le diner et rentrons avant 21 heures. En effet, tout s’éteint à cette heure pour laisser en paix les tortues. Les Tobago sont une zone de nidification.

Et puis retour vers Béquia, nouvelle randonnée, nouvelle découverte.

Puis retour vers la Martinique.

Cela tombe bien, Coclico et ma solitude me manquent.

La Dominique

Après une halte prolongée à Saint Pierre, je me décide à partir malgré l’état de mes voiles.
Départ matinal vers la Dominique, ile située au Nord de la Martinique et ile indépendante…..assez pauvre et peu touristique. La traversée entre les 2 iles est rapide. Et elle me fait du bien. Le vent d’Est avec quelques rafales, les embruns me rappellent la transat ……..Coclico file malgré l’état des voiles. J’appréhende une déchirure complète………..Mais non. Arrivée à Roseau, la capitale de l’ile, Coclico est accueilli par Rutz, un dominicais qui aide à prendre les bouées….Bien sympathique
Le lendemain, formalités car je ne suis plus en Europe et ballade dans la ville.

Et ses alentours avec un jardin botanique…….et un bar.

La Martinique

Après la transat, j’ai mis quelques temps à mettre pied à terre. J’étais au mouillage de Sainte Anne et j’y étais bien. Dès le lendemain de mon arrivée, j’ai retrouvé Florian, le propriétaire de mon ancien voilier, qui m’a proposé de diner sur ce dernier. Diner avec son amie et leur 2 enfants. Et renouement avec la civilisation fort sympathique
Et puis arrivée à la marina du Marin, un port…….pour réparer tout ce qu’il y a à réparer après une transat……..Voiles, moteur, feux de navigation, régulateur d’allures……En échangeant avec Florian, ou bien Adrien, un navigateur qui a son voilier dans la marina du Marin, les travaux avancent. Une semaine plus tard, c’est ok pour le régulateur d’allures, c’est ok pour le moteur et c’est ok pour les voiles. Elles sont commandées. Je dois les recevoir la 2eme quinzaine de mars à Sainte Lucie. En attendant, je naviguerai avec les anciennes en …….faisant attention de ne pas les déchirer plus.
Et puis, au Marin, retrouvailles avec Catherine et Christophe, rencontrés à Dakar. Ils naviguent sur un magnifique RM 12.50. Il y a aussi Véronique et Thierry. Je les avais rencontrés à Mindelo, au Cap Vert. On se raconte la transat, on se soutient pour les travaux,……et autres….. Le monde est petit finalement.
Grande Anse d’Arlet
Navigation tranquille du Marin vers la Grande Anse d’Arlet. Le vent est portant entre 10 et 15 nœuds. Facile. Mouillage parmi d’autres voiliers.

Et puis rencontre avec Mathilde et ses 2 amies. Elles naviguent toutes les 3 sur un feeling 9.20 (un peu plus grand que Coclico) et sont en train de monter une association dont le but est d’enseigner la voile uniquement aux femmes. Super idée ! Enfin, plus de femmes sur l’eau !!.
Et puis ballade dans les rues de Arlet et randonnées. Dieu que la Martinique est verte et colorée.
Bémol à la grande anse d’Arlet, la rencontre avec plusieurs plaisanciers français macho et non respectueux des biens communs………

Saint Pierre
Navigation vers Saint Pierre depuis la grande anse d’Arlet…..Naviguer sous le vent des iles aux Antilles est fort agréable : mer calme, vent modéré et dans la bonne direction … globalement. Les voiles tiennent et Coclico avance sereinement. Prise de coffre aisée : il y en a pleins de libre. Et puis visite à la Capitainerie pour confirmer mon arrivée. Je reste quelques jours à Saint Pierre pour visiter et profiter de la ville.
La ville est petite et de nombreuses balades sont possibles. La 1ere m’emmène au mémorial de la catastrophe de 1902 (Eruption de la montagne Pelée et disparition de la population de Saint Pierre) et puis en forêt. Je confirme, la Martinique est verte….enfin verte et bleue

Après avoir déposé mon canoé près de la maison des pêcheurs, nouvelle promenade à Saint Pierre et découverte d’un café – galerie d’arts.

Et puis c’est le carnaval à Saint Pierre comme dans toutes les Antilles : défilé de char, musique et danses de différentes nationalités. Il dure plusieurs jours, le dernier sera le mercredi des Cendres.

Et retour sur Coclico en passant par la maison des pêcheurs……où les chats sont les bienvenus

J’y retrouve Marie Claire……avec ses amis du bord de mer….comme elle dit. Et quand elle n’est pas avec eux, elle fait de la restauration rapide sur le marché de Saint Pierre…A déguster !

Saint Pierre est une ville côtière où le mouillage sur bouées est agréable et pas trop rouleur. J’y retrouve Eric , rencontré aux Canaries, et Béa sur leur catamaran. Et également Jean et Fabienne. Resto puis balade en voiture, l’occasion pour moi de découvrir l’intérieur de l’ile avec ses rouge gorges, ses cascades et quelques villages.

Puis retour sur Coclico avec un passage, bien sûr par la maison des pêcheurs.

La montagne Pelée
C’est décidé, aujourd’hui randonnée sur la montagne Pelée.

Bus puis marche jusqu’au début de la randonnée….qui grimpe. Vue alors sur le paysage alentours : la presqu’ile de la Caravelle ou bien le village Morne Rouge.

Cela grimpe,……un peu trop pour moi. Voileuse mais pas escaladeuse, je redescends et cette fois ci traverse Morne Rouge à pied.

Saint Pierre est à 10 km : je marche ……..mais tombe…..sans gravité. Une voiture s’arrête et me prend en stop. Arrivée à Saint Pierre où je retrouve Coclico.


La transat aller

Livre de bord de la transat aller :
Le 03/01 :
12h15 : Ca y est. C’est le départ : le 3 janvier 2026 pour bien commencer l’année. La météo est propice NE 3. Sous régulateur d’allures et avec la voile d’avant tangonée, c’est calme. La mer est plate, les vagues viennent de l’arrière. Passage de la pointe de Sao Vicente.
21h30 : Au moteur. Pas de vent depuis 7 heures et la réserve de Gaz oïl diminue. Nous sommes qu’au début de la transat !!
Le 04/01 :
1h30 : Grand largue, le solent tient sans tangon. Les winchs se bloquent mais la vaseline les dégrippe. J’aurai pu mieux les contrôler à Mindelo !!!! Coclico avance à 5 nœuds de moyenne et …….dans la bonne direction : http://voilieratypik.fr/wp-content/uploads/2026/01/2026_01TA-Jour2.mp4.
8h : Lever du soleil, ciel nuageux. Et pourtant, il faut que les batteries se rechargent avec les panneaux solaires. D’après le GPS, 88 MN parcourus depuis le départ.
10h30 : Descente sous la latitude du Cap vert pour éviter les fortes vagues et le vent trop puissant prévus le 08/01.
19h : Beaucoup de mal à mettre le tangon ce soir. Peut être la fatigue de la journée. Et, souci de connexion électrique pour le feu de mouillage !!!!A voir demain…Les sargasses se mettent dans le fletner du régulateur d’allures et le soulève : je remets la vis de sécurité.


Le 05/01 :
18h10 : Enfin, je fais du 265° comme cap…..vers la Martinique. J’ai navigué Sud jusqu’ici pour éviter le coup de vent prévu à l’Ouest des iles du Cap vert……Maintenant, je suis tranquille…..enfin nous, Coclico et moi…
Le 06/01 :
7h30 : Le ciel est nuageux : moteur pour recharger les batteries. Depuis plus de 24h, un voilier nous suit à environ 10 MN à l’Est. Nous avons à peu près la même vitesse. Je le vois uniquement sur l’AIS. C’est Hibiscus, un voilier de 10 mètres.
12h30 : Essai de pêche….des sargasses.
20h20 : C’est fou ça : c’est toujours de nuit où une manœuvre est à faire. Ce matin à 4h30 : prise du 1er ris dans la Grand Voile et ce soir, le vent augmentant, prise du 2eme ris….A croire que cela est fait exprès. Heureusement, il n’y a pas de vague, la manœuvre a été rapide. La concentration était là aussi. ….. Coclico avance moins vite mais le cap est plus facile à suivre pour le régulateur d’allures….Le ciel est sacrément étoilé cette nuit.
Le 08/01 :
4h40 : Je crois que je n’ai pas entendu le réveil cette nuit….Toujours un vent soutenu ENE et Coclico avance du tonnerre. Il va peut être battre son record du nombre de MN en 24 heures depuis que nous sommes partis.
12h20 : Empannage. Nom d’un chien, il y a du vent…..et des vagues. Le régulateur d’allures a du travail pour maintenir le cap….Des oiseaux dans le ciel et de la vie dans la mer. Régulièrement, le sondeur indique une profondeur de moins d’un mètre : poissons, mammifères marins, en tout cas, je n’en vois aucun.

Le 09/01 :
2h30 : Rafales et vagues, le régulateur n’a pas suivi et Coclico a empanné. Je prends la barre en attendant que ça passe et pour éviter un nouvel empannage. Pilote automatique et réduction de voilure à l’avant. Je garde le pilote en espérant que dans la journée, il y aura du soleil pour recharger les batteries. Le cap n’est pas tout à fait le bon mais on verra de plein jour.
15h30 : Je commence à ressentir le décalage horaire du fait du changement de longitude depuis le Cap Vert. Le soleil se lève plus tard et se couche plus tard.

Le 10/10 :
10h : Bien dormi cette nuit. J’ai ôté l’eau du coffre bâbord du cockpit, ranger les bidons de gaz oïl dans le coffre arrière.
13h40 : Empannage et risotto au menu.
Le 11/01 :
3h50 : Nuit difficile. Des grains, de la pluie et je m’interroge sur le fait d’avoir affaler la Grand Voile pour la réparer. Réussir à la hisser à nouveau contre les vagues et le vent…………A l’intérieur, tout est trempé. Il n’arrête pas de pleuvoir. Et pourtant, il me faut du soleil aujourd’hui pour recharger les batteries et faire sécher.
13h40 : C’est humide mais cela s’éclaircit un peu. Je mange les poissons volants tombés sur le pont : du frais !!! Et le temps est agréable. J’ai hissé la Grand Voile : réparations non convaincantes. On verra.
18h : Nouveaux grains avec pluie et rafales. Pour cette nuit, pas de voile avant, le ciel est bas et il y a risque de grains. Un oiseau vole au dessus de Coclico : un paille en queue et puis dauphins : http://voilieratypik.fr/wp-content/uploads/2026/01/2026_01TA-Dauphins.mp4.
Le 12/01 :
10h20 : Pas de performance du nombre de MN ces dernières 24 heures mais j’ai fait pire avant hier. Ce matin le ciel est laiteux mais le soleil perce et les batteries sont contentes. Moi aussi. Le temps ne semble pas aux grains aujourd’hui, je surveille le ciel….et Coclico avance bien. Il fait son possible pour nous mener en Martinique.
20h30 : La mer est remplie de plaques de sargasses. Quand Coclico passe dans l’une d’entre elles, les algues accrochent le fletner du régulateur d’allures jusqu’à ce qu’il décroche. J’ai beau les ôter comme je peux, elles sont conséquentes. Le fletner s’est levé une nouvelle fois. Cette nuit, ce sera sous pilote automatique et comme d’habitude, pourvu qu’il y ait du soleil demain.

Le 13/01 :
9h30 : Réparation provisoire du fletner mais les sargasses sont toujours là. Je n’ose pas le réutiliser. Je suis fatiguée. J’aimerai du soleil.
13h15 : J’ai mis le régulateur d’allures finalement. Un peu moins de sargasses. Moitié de la transat aujourd’hui en MN. Cela se fête : Pommes de terre + légumes + thon (en boite et non pêché) cuit dans de la sauce tomate + bouillon cube. C’est bon.
Le 14/01 :
8h40 : Toujours ciel bas et pas de soleil, nous sommes sous pilote automatique. Il y a plus de sargasses qu’hier.
Le 15/01 :
3h15 : Le réveil ne m’a pas réveillé.
9h10 : Le régulateur d’allures fait du bruit lorsque le fletner est dans l’eau . Je ne l’utilise plus, j’ai peur de le casser.
Le 16/01 :
6h45 : Nuit étoilée, j’ai barré aux étoiles. J’en ai suivi une, je ne sais pas laquelle c’était, mais je l’ai suivie. Coclico est calme. Je l’ai sous toilé …par précaution en cas de grains. Je ressens vraiment le décalage horaire. C’est bien : j’y vais progressivement. Ce n’est pas comme si j’avais pris l’avion. Ciel super étoilé et une étoile filante. Je fais un vœux. De temps en temps, il y a des rafales et les haubans sifflent. Coclico se cabre puis se calme une fois la rafale passée.
10h : 118 MN en 24 heurs. Pas mal. Un paille en queue dans le ciel et du soleil.
14h20 : j’ai reçu un message du Cross Antilles Guyane sur mon téléphone satellite. Il me demande de contacter le voilier Nomade par VHF.
C’est bizarre, la mer est changeante : parfois une longue houle et c’est alors agréable, parfois des vagues courtes, hachées, désagréable. Coclico est alors plus difficile à barrer. Je ne sais pas à quoi c’est dû ces changements de mer.
23h10 : nuit étoilée, étoile filante, un vœux.
Le 17/01 :
11h : Un grain derrière moi. Je le vois arriver. Y en aurait il 2 ? Coclico ne passera pas à côté. Veste de quart. Porte du carré. J’enroule le génois au maximum mais n’ai pas le temps d’enlever le tangon. Et le vent qui forcit. Je prends la barre et nous voilà avec des rafales à 26 nœuds…….Et puis c’est fini. Cela a duré 1/4 d’heure, 1/2 heure, je ne sais pas.
14h50 : Aucun retour du voilier Nomade. J’en informe le Cross Antilles Guyane.

Le 18/01 :
0h30 : Ca souffle cette nuit. Un temps à grains. J’ai affalé la voile avant et Coclico avance uniquement sous Grand Voile avec 2 ris, sereinement.
10h10 : Toujours un vent soutenu, toujours sous Grand Voile avec 2 ris et grand soleil. J’ai l’impression que la journée va être plus ensoleillée que celle d’hier. Un paille en queue au dessus de Coclico. Il piaille. La terre approche. Les vagues sont plus hautes.
Le 19/01 :
11h : Je me suis levée ce matin avant le soleil. Je déroule un peu de génois, le vent a faibli. C’est mieux. Le safran vibre de temps en temps, l’écoute de génois couine dans la poulie et Coclico file. Arc en ciel. La mer est plus calme qu’hier matin. Café en observant les nuages, la mer. Plaques de sargasses avec un morceau de plastique…La terre approche. 114 MN en 24h.
15h50 : Empannage. Toujours pas de baleine à l’horizon mais un fou de bassan survole Coclico. La mer est bleu marine.

Le 20/01 :
8h40 : Réveillée sous un grain. S’habiller, harnais, réduction voile avant et barrer pour soulager le pilote . C’est noir dehors. Le vent forcit……Et puis la pluie cesse. Moins de vent mais le ciel est toujours chargé. Nouveau grain. Là, on est prêt. Rebelotte………Et puis cela faiblit. Un paille en queue survole Coclico. Je ne sais pas si c’est le même depuis le début..
16h15 : La mer n’est pas facile cet après midi. Vagues longues et courtes, croisées. Coclico est balloté dans tous les sens et moi aussi.
Le 21/01 :
11h : Réveillée avant le grain ce matin. J’ai eu le temps d’enfiler mon ciré. Pluie, vent. Il est fort celui là : des rafales à 28 nœuds. Je barre, je préfère. La barre couine, cela faisait longtemps. 7 poissons volants sur le pont. C’est la pêche miraculeuse. Ils sont petits, je les remets à l’eau. Un fou de Bassan survole Coclico. Il est curieux celui là et reste plusieurs minutes à planer au dessus de nous.. Arc en ciel entier dans le ciel : c’est très rare, c’est joli.
15h50 : J’ai enlevé le tangon et la voile avant. Je ralentis la cadence pour arriver de jour à Sainte Anne en Martinique…….Pas pressée de retrouver la civilisation !!!! C’est un mouillage et il y a beaucoup de voiliers et quelques casiers difficilement visibles la nuit. La VHF reparle.
Le 22/01 :
1h20 : Encore un grain, gros celui là. Heureusement, Coclico est peu toilé. Nous sommes à 8 MN de la Martinique. On vise le phare de l’ile Cabris. Des lumières, pleins de lumières artificielles sur l’ile. Pourvu qu’il n’y ait pas de grain pendant que je mets l’ancre. La nuit est étoilée, la grande ourse, Orion. Je ne trouve pas Cassiopée.
5h30 : Sous un grain, un beau d’ailleurs. J’ai mis l’ancre à la pointe Sainte Catherine. Je préfère, c’est moins agressif qu’un port après 18 jours et 18 heures de mer ….Repos maintenant avant de nous déplacer demain dans la journée vers le mouillage de Sainte Anne.

Transat terminée.……déjà !!
18 jours et 18 heures de navigation pour parcourir les 2 100 MN entre le Cap Vert et la Martinique.
18 jours et 18 heures de navigation….. Entre ciel et mer.
Du soleil ou de la pluie. Des vagues courtes ou de la houle. Un ciel bleu ou nuageux.
18 jours et 18 heures seule sans une minute d’ennui,……… toujours occupée à régler Coclico, admirer la mer, scruter le ciel,………J’ai adoré…. et Coclico s’est merveilleusement comporté.

18 jours et 18 heures de solitude,……..et de plénitude.

Il y a un endroit où : bafouille de Véro, artiste bretonne