Le Cap Vert

De Dakar vers Sal – Cap Vert

Réflexions sur la route du Cap Vert :
La mer fait penser.
Je regrette de ne pas avoir su profiter du Sénégal. J’y suis arrivée fatiguée et obnubilée par le dysfonctionnement de mon téléphone satellite.
Heureusement, j’ai suivi Valentine et Kildir, 2 voiliers québécois, en navigation. La virée dans le Siné Saloum m’a fait prendre conscience de la beauté du Sénégal et de ses habitants.
De retour à Dakar, j’ai retrouvé Hervé, une personne que Michel, mon mari, appréciait beaucoup.
Hervé est un amoureux du Sénégal, de ses habitants, de ses coutumes…….Pendant les quelques jours passés ensemble, il m’a enseigné ce pays. J’ai alors découvert des gens solidaires, gentils et avenants.
La veille de mon départ, j’ai proposé à Hervé de lui donner le peu de francs CFA qu’il me restait. « Donne les plutôt à Mamadou, il en a plus besoin que moi ».
J’ai donc partagé cette monnaie entre Mamadou, qui gagne sa vie en rendant service aux plaisanciers et Saido, le taxi boat.
« Merci, Mama, merci Mama ». Voici la réponse de Mamadou. Parce que j’ai les cheveux gris, Mamadou me devait respect et c’est comme cela qu’il me l’a fait comprendre…..Tout ça pour 3 euros chacun.
Voilà le Sénégal.

Navigation vers Sal – l’île au nord est de l’archipel du Cap vert
Vent Nord est, force 4, mer belle…….tout simplement. Quelques embruns de temps en temps. Cela nettoie Coclico et la vitesse moyenne moyenne est de 5 nœuds.
D’après le routage de Hervé, je devrai mettre 2 jours et 18 heures. Prévision trop optimiste pour moi. Pelican.

Navigation avec du vent et des embruns. Les vagues de travers arrose le cockpit. Coclico avance, fonce et est propre. Mais l’eau rentre dans le coffre arrière bâbord du cockpit puis dans les fonds à l’intérieur. J’éponge………

Arrivée à Santa Maria sur l’île de Sal après 2 jours et 15 heures de navigation pour 360 MN. Une moyenne de 5,7 nœuds : mon record avec Coclico.
Rangement puis repos méritée.

Entre temps et pour la fin de l’année, la deuxième bafouille de Véro, amie artiste qui joue au théâtre.

Palmeira – Sal
Kildir, le voilier québécois, est arrivé à Palmeira. Je les rejoins pour passer quelques jours ensemble. Formalités obligatoires et accueil de la police maritime et de l’immigration fort sympathique. Et puis rencontre avec Ronaldo et son amie Clara : un couple qui voyage en bateau stoppe…….Leur objectif : Le Brésil.
Sur le quai du port, les pêcheurs vident les poisons ou reprisent les filets….

Et puis, il y a la ville ……colorée, le mouillage…….calme.

Tarafal – Sao Nicolau
Avec Coclico, nous continuons la découverte des iles du Cap Vert, ce sera Salo Nicolau après une navigation au portant.
Arrivée au mouillage, peu de voiliers sont présents. Il est est calme mais de temps en temps, des rafales tombent des falaises et le balaie…… Formalités à terre : mon canoé est sous la surveillance de Francili en contrepartie de quelques escudos.
La ville est colorée comme à Palmeira, Peu de voitures et des routes pavées. Cela fait penser au Portugal.

Mindelo – Sao Vicente
Escale rapide à Sao Nicolau car je souhaite rejoindre rapidement Sao Vicente. Il y a un port et je suis lasse de remonter l’ancre à la main d’autant que le vent est de plus en plus fort…….Et donc la remontée de plus en plus difficile. Et puis, mon frère doit m’y rejoindre et m’apporter le fameux téléphone satellite de remplacement…..
Navigation au portant avec un peu de mer. Vagues courtes de côté qui font giter Coclico. En chemin, je croise TAO2, un RM 1260 rencontré à Dakar. Echanges avec Catherine : cela me fait toujours plaisir quand des personnes m’appelle sur l’eau. TAO2 file vers Sal.
Arrivée dans la soirée au port de Mindelo : il y a du vent qui se renforce avec les falaises. Jami, un marinero m’aide à la manœuvre et heureusement : s’amarrer avec une pendille seule n’est pas toujours aisée. Jami est super sympa.
Je vais rester quelques temps dans ce port car ………enfin des douches à disposition. Et oui…..Et je vais en profiter pour réviser Coclico en totalité avant la transat.

Dans le port, Coclico interpelle……avec son petit arrière, son allure frégatée et son pont en sifflet. Donc j’explique et je suis fière.
Des bateaux stoppeurs passent, plusieurs voire pleins : JP, puis Maho et Clarisse, puis Mélina puis Jonas, puis James, puis………..Tous veulent être équipier(e) pour une transat. J’espère qu’ils trouveront bateau à leur pied..
Georges est américain et navigue seul lors des longues traversées. Il était parti des Canaries pour les Caraïbes mais le vis de mulet a cassé en cours de route et s’est arrêté à Mindelo pour réparer. Il veut absolument me montrer son voilier. Un 12m et il visite Coclico. Mon anglais progresse.
Marc est espagnol, navigue avec un ami et connait le First 30. Il souhaite s’informer sur les longues navigations seul sur un petit voilier. Je n’ai pas assez d’expérience pour lui répondre. On va essayer de se revoir pour parler, cette fois ci, de régulateur d’allure.
Et puis Rémy, rencontré sur Ténérife, et puis Sarah et Jord, rencontrés à Sal, et puis Arnaud et Gaelle, rencontrés à Dakar, et puis ………….
Mindelo est la parfaite escale pour préparer une transat et c’est connu des voileux.

Mindelo est la ville principale de Sao Vicente. Ville où est née et décédée Césaria Evora très présente encore…..tout comme la musique dans les rues, les cafés le soir.

Mindelo c’est aussi une ville où la couleur prédomine …..jusqu’aux passages pour piétons…..entre des façades quelques peu délabrées.

Et puis Mindelo, ce sont des travailleurs dans la rue : boutiques, trocs, cordonniers…….

Et Mindelo, c’est un port de pêche………

Monte verde – Sao Vicente
Le Monte Verde est une montagne volcanique, point culminant de Sao Vicente. D’abord Aluger, mini bus cap verdien qui part uniquement lorsqu’il est au complet puis randonnées jusqu’au sommet. Du vent et un peu de fraicheur au sommet. Le thé à l’aneth proposé est délicieux, les chats très accueillants. C’est l’endroit aussi où je rencontre un couple de touristes qui me propose de partager leur taxi pour visiter l’Ouest de l’île.

Baia das gatas – Sao Vicente
Joli village aux maisons colorées au bord de l’océan atlantique avec son lagon protégé. Le nom du village, baia das Gatas vient d’une espèce de petit requin, le requin chat autrefois abondant dans la baie.

Salamansa – Sao Vicente
Salamansa est un petit village de pêcheurs. Plusieurs chansons de Césaria Evora en font référence.

Sao Antao
Changement d’ile pour visiter et en profiter pour randonner. Aller en ferry : 45 mn de traversée avec une petite houle que certains passagers supportent guère.
Puis Aluguer jusqu’au cratère da Cova. Il y fait frais et humide mais c’est vert : champignons, pissenlits, ……Cela ressemble aux paysages de la Gomera.

Et la descente continue pour atteindre le village Tabouleiro. Petit village coloré et où l’on y mange bien. Ady et Juju, un couple de cap verdiens parlant français, tiennent un restaurant où les randonneurs se restaurent.

Et puis retour sur Coclico. J’avoue, j’ai un peu de mal à le laisser ……….

Sao Pedro – Sao Vicente
Visite de Sao Pedro, un petit village de pêcheurs situé au Sud Ouest de Sao Vicente……enfin, plutôt randonnée pour atteindre le phare. Et bavardage avec le gardien du phare : il y travaille 365 jours par an depuis 10 ans ……..et trouve le temps long…..