Départ vendredi 10/07 dans la matinée :
C’est vu avec Hervé, l’ami routeur. La météo est propice. Mon voisin anglais largue mes amarres. Lui, il partira dans l’après midi pour Falmouth en Angleterre.
Coclico longe la côte Est de Sao Miguel. beaufort au travers.

Et puis appel à la VHF : « Lady Me pour Coclico , Lady Me pour Coclico « . Toujours agréable d’entendre le nom de mon voilier par VHF. Lady Me et donc Melinda et Loïc rentrent sur Sao Miguel. On ne fera que se croiser sur l’eau.
Coclico contourne la point Est de Sao Miguel et nous commençons à remonter vers la Bretagne.
Message de Hervé : « Le vent sera tonique autour de 20 nœuds jusqu’en fin de journée. Il diminuera par la suite. »
Ca, pour être tonique, il est tonique le vent : 20 nœuds , rafales à 28 juste de face. Je réduis la voilure pour la nuit. Mas pas suffisamment : Coclico tape dans les vagues : les mouvements sont brutaux et je ne me sens pas bien. La nuit se passe sans dormir.
Samedi 11/07 :
Toujours du vent. Je réduis à nouveau la voilure au petit matin. Et il y a de l’eau à l’avant. Cela n’était jamais arrivé.
Et enfin…..En fin d’après midi, le vent se calme.
Jours suivants :
La vie est belle : 3 Beaufort puis 5 puis 3, allure de travers ou près bon plein. Que du bonheur.. Et tous les matins, Hervé m’envoie la météo et le cap à suivre pour faire la meilleure route. Facile !!!

Cette eau dans les fonds m’interpelle. Je n’aime pas trop et j’ai des craintes sur son entrée. Par prudence, je préfère changer de destination : ce ne sera pas Concarneau mais Camaret : moins loin et plus proche de la maison.
Et puis la navigation continue tranquillement, la mer est calme, le vent aussi et les MN s’accumulent au compteur.
Mercredi 15/07 :
Un voilier sur l’eau , autre que Coclico. Appel à la VHF. C’est Imagine qui se dirige vers Brest. Echanges d’infos : ils me demandent la météo. Renseignements précieux pour les marins.
Un papillon est venu se reposer dans le cockpit. Nous sommes à plus de 350 MN des côtes. Chapeau.

Jeudi 16/07 :
Depuis 6 jours, Coclico vogue entre les Açores et la Bretagne et Tudo Bem (Tout va bien en Portugais)……puis pétole (pas de vent en langage marin)…
Coclico avance bon an mal an au gré de la risée diesel (moteur en langage marin). La mer est calme : les nuages sont dans l’eau et l’horizon : où est il ?

Et puis le vent revient. Enfin entendre uniquement le son de la mer sur la coque de Coclico.
Vendredi 17/07 :
Aujourd’hui, banc de dauphins et banc de puffins
Jours suivants :
Et puis les jours se suivent et la météo change : 20 voire 25 nœuds de face. On avance……enfin surtout Coclico sur une mer agitée. Cela tape, gite, cogne. Coclico est rincé par les vagues qui passent sur le pont. Et moi, je passe une bonne nuit malgré les mouvements et le bruit. Confiance en Coclico.
Petit matin : Connexion avec la terre . Mais parfois, cela ne passe pas. Zone blanche en mer avec le téléphone satellite ? Et cela veut dire pas de météo ni d’instructions de Hervé. La navigation se fera au bon sens marin.
Finalement, connexion établie : Plus de vent annoncé pour aujourd’hui et demain : Force 7. J’espérais le contraire. Il faut tenir le coup, Coclico aussi.
Lundi 20/07 :
Cela dure. Toujours beaucoup de vent. Philippe, autre ami navigateur, m’envoie les bulletins météo aussi.
Mardi 21/07 :
Des globicéphales viennent nager autour de Coclico. Qu’est ce cette carène noire ? A manger ?
Essai de génois pour garder une vitesse constante. Je peux plus facilement le diminuer ou l’augmenter.
Mercredi 22/07 :
Nuit correcte. Et le vent ne diminue pas : rafales à 24 nœuds et vent toujours de face.
Des dauphins au réveil et ils n’ont fait que passer.
Jeudi 23/07 :
Il fait froid la nuit, en quart.
Vendredi 24/07 :
Arrivée dans la nuit du 24 au 25 à Camaret.

Le port est plein : je me mets à couple d’un voilier de 12 mètres. Repos.
Et au petit matin ; bruit sur Coclico. Des navigateurs anglais déplacent mon voilier avec les amarres et sans me réveiller : la classe.
Passage du tour du Finistère à la voile à Camaret :
