M’Dicq

Pendant cette navigation, le vent, au départ Nord Est passe Sud Est pour finir Ouest. Ces changements de direction s’accompagnent de variations de force (de 0 à 5 beaufort).  Pleins de dauphins qui nous ont accompagnés pendant un moment,  Atypik était alors avec les voiles en ciseaux et nous avancions bien.

P1020599portLa 1ere fois que Atypik est arrivé à M’Dicq, c’était de nuit.  2 marinas dans ce port : une nouvellement construite où il y a de la place mais où il est interdit d’accoster (marina privée) et une marina où il n’y a pas de place et où l’on peut accoster. Ce sont les gardiens du port, très sympathiques, qui  nous font  une place entre les barques, les annexes et jets ski. Et ils en ont toujours trouvé pour Atypik : il faut simplement ne pas être très regardant sur l’amarrage.

Une fois Atypik amarré, visite des autorités : M’Dicq est un port d’entrée et de sortie.

M’Dicq est un port pratique car présence de douches, d’eau et d’électricité. La ville est proche et il est facile de refaire l’avitaillement dans le souk ou bien dans une grande surface située à 200 mètres de la marina.  200 dirhams la nuit. Par contre, pas de shiplanders.

 Rencontre avec Philippe :
Qui fait nager ses clients avec des dauphins à partir de son voilier dans la  baie de M’Dicq. Une soirée avec Philippe, c’est une soirée d’anecdotes de dauphins, de clients et autres.

M’Dicq, c’est avant tout un port de pêche :
Restaurants et sardines présents tout le long du port de pêche et ouverts tard la nuit. Ici, nous avons gouté d’autres poissons (je ne sais plus lesquels), grillés et très bons également.

P1020514enfantsP1020508porte

A partir de M’Dicq :

Il est facile d’aller à Tétouan via les taxis collectifs. Tétouan est à 16 kms de M’Dicq et vautP1020378rue la visite avec sa Médina classée au patrimoine de l’Unesco. Dans la médina, des rues bondées ou bien vides à s’y perdre, des rues colorées, des commerçants, le passage d’un enterrement,….

Omar

Omar

Chefchaouen  est accessible avec taxis collectifs et / ou bus. C’est plus loin (75 km de M’Dicq) mais et cela permet de faire un passage routier dans le Rif. Chefchaouen, la ville bleue. Notre 1ere rencontre fut pour Omar, tenancier d’un restaurant pour locaux. Omar a pris le temps de nous expliquer l’histoire de sa région : partie espagnole et partie française (cela lui tenait à cœur) et nous, nous avons pris le temps de déguster ses brochettes de dinde avec soupe de fèves ………..succulentes ……….tout cela pour 2 P1020569ruelleeuros !! Chefchaouen vaut le détour : Magalie voulait monter…………soit …………..nous sommes  montées et la vue des toits valait le coup. Nous sommes ensuite redescendus via des rues, des impasses bleues, nous avons traversé des places bleues, nous sommes rentrées dans des boutiques bleues. Chefchaouen est très jolie.

 

Des navigations de nuit

Normalement, le courant porte vers l’Est à partir du détroit de Gibraltar. Toutefois, le long des côtes marocaines et à partir de El Jebha, le courant porte vers l’Ouest et peut être de l’ordre de 2 nœuds. Nous avons donc été amenés à naviguer de nuit ….pour le retour vers Melilla.

Globalement, peu de vent. Mais pendant les quelques heures sous voile au près, Atypik glissait sur l’eau, c’était magique.

Pendant ces nav’ de nuit, nous avons fait des rencontres :

Un orage : rencontre lointaine ce qui nous a permis de voir les éclairs, d’entendre le tonnerre sans en subir les conséquences

La gendarmerie royale : rencontre surpris. Ils nous ont surpris : ils ont atteints Atypik tous feux éteins, et arrivés à notre hauteur, ont allumés leurs spots. C’était à la hauteur de Al Hoceima, au moteur. Nous avons échangé via Vhf.

Les dauphins : rencontre magique. Avec le plancton phosphorescent, il était facile de suivre leur route. C’était magique et magnifique presque enivrant. Ils sont restés peut être 20 mn et nous sommes restés 20 mn à les admirer.

Le lever de soleil. J’apprécie toujours les levers de soleil pour la lumière, les couleurs, …..le calme que cela suggère.P1020411lever

De Albufeira à Melilla

Dernière étape du convoyage de Atypik et nous ne sommes plus que 2.
A Albufeira, l’avitaillement se fait en ville sans grande difficulté. Le lendemain matin, nous partons tôt et bénéficions d’un régime de vent NW, force 3. La journée se passe calmement organisée en quart pour permettre à chacuCargone d’avoir des temps de repos. Arrivée le soir au mouillage à l’W de l’isla Canela. Le mouillage est venté et un peu rouleur.
Ensuite, Rota,port situé dans la baie de Cadix puis un mouillage devant la plage de Conil et un autre dans l’avant port de Tarifa. Mais, notre présence, dans l’avant port,  n’est pas souhaitée aussi, nous jetons l’ancre à l’extérieur : le mouillage est protégé.
De Tarifa, nous traversons le détroit de Gibraltar pour arriver à Ceuta.

Ceuta villeAu port, nos voisins font la route inverse de la notre et attendent la bonne météo. Nous profiCeutatons d’une journée pour visiter Ceuta, enclave espagnole, au Maroc.

 

 

Ensuite, direction SMIR, port d’entrée obligatoire si l’on veut visiter le Maroc. L’accueil est chaleureux.
Et puis, El Jebba. La météo annonce du vent : E force 4, 5 pour les 40 M à parcourir. Finalement, la journée se fait principalement au moteur avec de la houle. Le soir, nous distinguons les feux du port ainsi que les bateaux de pêche au travail.
El jebba est un port de pêche : aussi, notre arrivée constitue une véritable animation. Nous accostons alors que le responsable douanier nous demande de partir : il existe une mouillage pas loin. Simplement, je n’ai pas de carte de détail et il fait nuit. Après discussions, palabres, …..et persévérance, Atypik peut rester la nuit.El Jebba Et là, plus de soucis, les pêcheurs nous aident à finaliser notre amarrage, Atypik est gardé personnellement par le responsable du port et nous sommes même accompagnées par des agents de sécurité pour aller au restaurant. Nous resterons finalement 2 nuits à El jebba.

De El jebba, nous allons à Al Hoceima : 40 M. Le vent est faible et il existe un courant de face. Pour moins le subir, nous longeons les côtes, ce qui nous permet d’admirer le Rif. Cela ne va pas durer car la Marine royale nous invite à nous éloigner de la côte  + de 4 M., ce qui rallonge la route. Finalement, Atypik arrive à Al Hoceima dans la soirée.Tieda Madari
Ensuite, direction Melilla, port final. Je souhaitais m’arrêter au mouillage « Tramontana » mais je n’en ai pas l’autorisation. Peu de vent dans la journée excepté lorsque Atypik passe le cap de Ras Tieta Madari : c’est magnifique. Nous croisons des pêcheurs et avançons tranquillement sous voile.

A 23 heures, Atypik est amarré à Melilla. : son port d’hivernage.Melilla

 

 

 

 

 

De Porto à Albufeira

De Porto et pendant 2 semaines, nous longeons les côtes portugaises pour mener Atypik à Albufeira au sud du Portugal. Les alysées portugaises sont présentent et le courant nous aide.
La descente se fait sans encombre mais nous sommes surpris par la fraicheur des températures et la présence de la brume depuis Porto.Brume sur Porto

Au début des ports
1ere escale : Figueira da Voz. Les vents nous portent et nous arrivons le lendemain soir à Nazaré, port de pêche typique où les places sont rares et la place entre les pannes faible. Le lendemNazaré 1ain , visite chez le responsable du port, accueillant et parlant français, ce qui facilite les échanges.

Ponton NazaréJ’en profite pour prendre quelques photos avant un départ vers Péniche.

En sortant de Nazaré, le moteur cale. La veille, il avait montré quelques faiblesses : baisse de régime de temps en temps. Nous mettons les voiles et finissons sous grand voile et génois pendant que Bernard installe une pompe entre le tuyau de l’alimentation GO et le filtre décanteur. A priori, des bulles d’aire sont restées dans le circuit. Pourvu que cela marche. Après une navigation tranquille et un arrêt au mouillage de Sao Martinho, nous arrivons à Péniche. C’est la fête: manèges, auto tamponneuses, vente de chichi, …et musique.

Péniche

Péniche

Direction Cascais : marina spacieuse avec tous le confort souhaité mais chère. Nous en profitons pour faire quelques courses au marché. Les marchés au Portugal sont des endroits de vie : beaucoup de marchands  locaux, produits frais et pas chers, choix des produits : un vrai régal de couleurs, de diversité.Lisbonne
De Cascais, nous prenons la direction de Lisbonne, marina Alcantara. La remontée du Tage se fait sous voile et avec le courant. Cette marina est située juste après le pont du 25 avril et près de l’aéroport et de boites de nuit, pas idéal pour le calme. Par contre, elle n’est pas trop éloignée du centre ville (enfin 40 mn à pied) .
Escale à Lisbonne où nous passons 2 nuits pour permettre les visites .

Ensuite des mouillages :
D’abord : Portinho de Arrabida. Mouillage situé à la sortie  du Rio Sade. Cette 1ere nuit au mouillage est plutôt ventée.
Ensuite , direction Sines : c’est un port où il est possible de mouiller entre le port de pêche et le port de plaisance ce qui est beaucoup plus sympathique. Le mouillage est fort agréable calme. En ville, on y trouve de quoi s’avitailler et se soigner.

Arrafina

Arrafina

Et puis le mouillage de Arrafina, mouillage, rendez vous des surfeurs quand le temps s’y prête. D’ailleurs, 2 viennent nous voir pour nous demander si tout va bien.

Et Enseada de Sagrés. Entre temps, nous passons le cabo de San Vicente où le vent forcit. Le départ au lof sous spi est inévitable : nous perdons le bras de spi, un moindre mal. Au fait, le moteur fonctionne à merveille : pourvu que cela dure.

Sous spi

Sous spi

Dernière étape de cette quinzaine : Albufeira. Marina très fréquentée et touristique. C’est ici que 3 des équipiers nous quittent.

De Binic à Porto

Le 12 juillet, 4 équipiers m’ont rejointe à Binic pour convoyer Atypik à Porto. Escales prévues : l’Aber Wrach si nous arrivons trop tard  devant le passage du Four puis Camaret puis le Golfe de Gascogne.

Aber wrach

Aber wrach

La météo est clémente : Force 3 voire 4 voire 5 et W voire SW. Atypik avance bien et nous

rentrons dans le chenal de l’Aber Wrach dans la nuit du 13 au 14 juillet accompagnés de feux d’artifice.

Après une courte escale et avec le courant, Atypik part direction Camaret.  Le vent faiblit et nous finissons le passage du Four contre le courant : la risée Diesel devient indispensable.
L’escale à Camaret permet de nous reposer et de réparer le moteur qui enregistre des problèmes d’alimentation de Gaz Oil. Diagnostic : bactéries dans le moteur et obstruction du tuyau d’alimentation. Un motoriste vidange la cuve (impossible d’ouvrir le regard par nous-même).
Le soir même du 16 juillet, nous partons pour le passage du raz de sein et la traversée du Golfe. Au départ,  moteur puis sous voile. Les 24 premières heures sont réjouissantes : 1/3 de la route  parcouru. Atypik avance bien, la mer est belle, comme toujours. Le moral est au beau fixe.

Dans le Golfe

Dans le Golfe

Et puis, le vent change de direction et forcit. Finalement, pendant 2 jours, nous tirons des bords dans le Golfe sous 1 ris voire 2 selon et sous Solent. Le moral n’est plus au beau fixe. Pourtant, Atypik avance toujours bien et la mer est toujours belle.

Peu de rencontres dans le Golfe excepté les dauphins : le matin, dans la journée, en bandes, petits , moyens. Ces rencontres sont étonnantes et magiques.
Arrivé près du cap Finisterre, les rencontres sont plus variées : cargo, ferry, pêcheurs. Le passage du cap se déroule aisément avec un peu de vent. Et puis la Gallice et la baie de Muros où nous faisons notre 1ere escale espagnole, le 20 juillet dans l’après-midi.

Muros

Muros

L’accueil par le responsable du port est chaleureuse de Muros (et le mot est faible) : il nous indique la place à peine rentré dans le port et nous aide à nous amarrer. Marina Muros es la « mejor » (dixit le responsable du port). La marina est récente (2011) et propose tous les commodités nécessaires. Nous profitons de cette escale pour faire quelques courses, les commerces étant à proximité du port.

Baiona

Baiona

Le convoyage de Atypik permet de découvrir la Gallice avec Caraminal (sans intérêt), Béluso : un mouillage parmi les parcs à moules et Baiona.

De Baiona, nous quittons le Portugal, direction Leixios près de Porto. Un avis de grand frais est annoncé. Finalement, la nuit se passe calmement et nous arrivons à Leixios au petit matin.
Situé à côté d’une raffinerie, le port n’est pas attrayant mais on y trouve shipchandler, soudeur et  (voir escale Leixios), restaurants typiques. J’en profite pour effectuer quelques travaux.
Changement d’équipage, direction Marina Douro sur le Douro à 4 km de Porto.

Porto

Porto

Binic

Du 29 mai au 1er juin 2014 :

La 17ème édition de La Morue en Fête met en avant cette année les hommes de la mer d’hier et d’aujourd’hui. Cette fête gratuite honore le passé de Binic, port morutier français du 16ème au 20ème siècle et met en avant la vie des pêcheurs d’Islande, partant de Binic pour de longs mois de pêche à la morue vers les grands bancs de Terre-Neuve.

  • Vieux gréements et doris à l’entrée du bassin,
    • Documentaire / concerts,
      • Animations dans les rues ……..
        • et sur l’eau :

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